Transports

Face au risque terroriste des militaires patrouillent sur les bateaux de la Brittany Ferries

Par Joan Bizien et Annaïg Haute, France Bleu Armorique, France Bleu Normandie (Calvados - Orne), France Bleu Breizh Izel et France Bleu Cotentin mercredi 3 août 2016 à 8:15

Les militaires sont héliportés au moment de l'arrivée dans les eaux françaises
Les militaires sont héliportés au moment de l'arrivée dans les eaux françaises - copyright Brittany Ferries

Depuis le 1er août, des patrouilles "aléatoires et régulières" de la Gendarmerie maritime sont assurées sur les navires entre la France et la Grande-Bretagne. La première a eu lieu ce lundi sur un navire à passagers de la compagnie Brittany Ferries entre Portsmouth et Caen.

La Préfecture maritime de la Manche et la Mer du Nord vient de l'annoncer, depuis le mois d'août, des patrouilles de gendarmes maritimes viennent sécuriser les navires transportant des passagers. "Il s'agit d'un dispositif permanent en place depuis le 1er août sur les navires à passagers (...) Il s'agit de patrouilles de gendarmes maritimes, aléatoires mais régulières, afin de sécuriser ces navires dans un contexte de menace terroriste", déclare à l'AFP, le Lieutenant de vaisseau Pierre-Joachim Antona, porte-parole de la Préfecture maritime de Cherbourg.

Avec Cherbourg et Toulon, la Préfecture de Brest est chargée de mettre en place ce dispositif le long des côtes françaises

Lundi premier août, la première de ces patrouilles s'est déroulée sur un navire de la compagnie Brittany Ferries sur la liaison entre Portsmouth et Caen. Les gendarmes de la patrouille ont été héliportés sur le ferry "Mont Saint-Michel" lorsqu'il a pénétré dans les eaux territoriales françaises. Ils sont restés à bord jusqu'à l'accostage du ferry à Caen.  Selon le Lieutenant de vaisseau Antona, "ce dispositif peut être comparé à celui mis en place dans certains trains avec la police ferroviaire.''  L'objectif est de sécuriser l'espace maritime et de dissuader par une présence visible.

Pour le moment, il n'y a pas d'accord avec les autorités britannique pour ne pas limiter les patrouilles aux eaux territoriales françaises. Des discussions sont en cours. Ce dispositif mis en place sur décision de l’État et non à la demande des compagnies "est une mesure supplémentaire face aux risques terroristes en mer", note le porte-parole de la préfecture maritime.