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Société

Famille congolaise expulsée à Tours : un solution d'hébergement provisoire pour Jolie et ses quatre filles

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Par , France Bleu Touraine

Une mère de famille d'origine congolaise et ses quatre filles, expulsées en début de semaine de leur logement quartier de Sanitas à Tours, vont finalement dormir au chaud cette semaine. Une enseignante les héberge chez elle jusqu'à lundi matin, au moins.

Jolie, la mère de famille, a été déboutée du droit d'asile et expulsé du logement qu'elle occupait - Photo d'illustration
Jolie, la mère de famille, a été déboutée du droit d'asile et expulsé du logement qu'elle occupait - Photo d'illustration © Maxppp - Vincent Isore/IP3 PRESS/MAXPPP

Elle avait été expulsée, lundi, alors que ses enfants étaient à l'école, à Tours. Jolie - une mère de famille d'origine congolaise, qui vit en France depuis 5 ans - et ses quatre filles ne vont pas dormir dehors cette semaine : une enseignante, sensible au sort de ce foyer, va les héberger chez elle au moins jusqu'à lundi 3 juin au matin. 

En début de semaine, lundi soir, une cinquantaine de personnes s'étaient rassemblées à la sortie de l'école Molière, place de la liberté, à Tours (où sont scolarisées les filles de Jolie) pour soutenir cette famille tout juste mise à la rue. "Il y avait des parents d'élèves et des enseignants, raconte Patrick Bourbon, porte-parole départemental de Réseau éducation sans frontière. Tous ont pris connaissance de la situation et beaucoup de personnes ont proposé d'accueillir Jolie et ses filles."

La petite famille va donc finalement loger chez une enseignante de l'école maternelle. "Cela tombe plutôt bien car cette enseignante et sa famille partent en weekend pour l’ascension, donc leur logement est disponible au moins jusqu'à lundi matin. C'est une bonne solution, mais ce n'est que provisoire..."

Pour Patrick Bourbon, le problème de cette solution c'est que la famille "sort des radars" du samu social. "Pour être hébergé via le 115, rappelle-t-il, il faut téléphoner tous les jours. Là, la mère de famille ne va pas appeler car elle est déjà hébergée. Et après, ce sera compliqué de se tourner de nouveau vers la plateforme. Ce n'est pas dit qu'elle pourra être relogée par ce biais."

Déboutée du droit d'asile

Lors de son arrivée en France, il y a 5 ans, Jolie a fait une demande d'asile. Le temps de la procédure, elle a bénéficié d'un appartement grâce au Centre d'accueil de demandeurs d'asile (CADA). Un appartement qu'elle a continué à occuper, selon RESF, même après avoir été déboutée du droit d'asile. 

C'est de ce logement que la mère de famille a été expulsée en début de semaine. "Elle refusait d’appeler le 115 et préférait rester dans ce logement, reprend Alain Bourbon, qui condamne la violence de cette expulsion. 

Une pétition va être mise en ligne pour contester l'expulsion et demander la régularisation de cette mère de famille. "Elle a fait une demande qui remplit les critères de la circulaire Valls : elle est en France depuis 5 ans et au moins l'un de ses enfants est scolarisé en France. Donc la préfecture pourrait la régulariser avec un titre de séjour "Vie privée et familiale. La demande a été faite, mais pour l'instant ça n'a rien donné."

La pétition sera aussi remise en main propre à la préfète d'Indre-et-Loire le jeudi 6 juin à 17 heures 30, directement en préfecture. Un rassemblement est également prévu à cette occasion.