Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société

Familles à la rue au Mans : huit associations demandent des comptes au préfet de la Sarthe

vendredi 7 septembre 2018 à 17:22 Par Julie Le Duff, France Bleu Maine

Selon un courrier adressé ce vendredi au préfet de la Sarthe, au moins 15 familles, pour certaines avec des enfants en bas âges, ont dormi à la rue la nuit dernière au Mans. La lettre évoque une situation de crise : "l'Etat doit agir", écrivent les huit associations caritatives signataires.

Un centre d'hébergement d'urgence (illustration)
Un centre d'hébergement d'urgence (illustration) © Maxppp - LUCILE METOUT / PHOTOPQR/LE PARISIEN

Le Mans, France

Au lendemain de l'action menée par le comité d'accueil 72 à la mairie du Mans, huit associations caritatives montent au créneau et interpellent le préfet de la Sarthe sur le sort des familles de demandeurs d'asile sans hébergement. Un courrier a été adressé ce vendredi, signé par le Secours Catholique, la Croix Rouge, Tarmac, les Restos du Coeur, la Pastorale des Migrants, la CIMADE, la Banque alimentaire et la Fédération des Acteurs de la Solidarité des Pays de la Loire.

Au moins 15 familles à la rue

Selon ce courrier, "au moins 15 familles, pour certaines avec des femmes enceintes et des enfants en bas âges, ont dormi à la rue" dans la nuit de jeudi à vendredi au Mans, faute de solution au 115, géré par l'association Tarmac. "Les places financées par l’Etat sont saturées. Vos services refusent d’ouvrir de nouvelles places allant même jusqu’à faire fermer des places d’hôtel et demander une priorisation des accueils des familles sur des critères de vulnérabilité qu’ils ne communiquent pas". 

"Nous nous devons de rappeler la loi", écrivent les associations, qui citent une ordonnance du Conseil d'état : "Il appartient aux autorités de l’Etat de mettre en oeuvre le Droit à l’hébergement d’urgence reconnu par la loi pour toute personne sans-abri en situation de détresse. […] Une carence caractérisée dans l’accomplissement de cette tâche peut faire apparaître une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale lorsqu’elle entraine des conséquences graves pour la personne intéressée".

Contactée, la Préfecture de la Sarthe ne souhaite pas donner suite aux demandes d'interview de France Bleu Maine, indiquant que le courrier n'est pas encore arrivé dans ses services.