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Société DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Gilets jaunes: pour Céline Roy, le mouvement doit absolument se structurer

lundi 7 janvier 2019 à 17:55 Par Maxime Bacquié et Christophe Mey, France Bleu Besançon et France Bleu Belfort-Montbéliard

Elle avait pris du recul après avoir été l'une des porte-parole des gilets jaune en Haute Saône: Céline Roy réagit à l'annonce de la création d'un parti politique par Jacline Mouraud, l'une des figures nationales du mouvement. Pour Céline Roy les gilets jaunes doivent absolument se structurer.

Céline Roy à sa sortie du tribunal de Vesoul le 11 décembre 2018
Céline Roy à sa sortie du tribunal de Vesoul le 11 décembre 2018 © Radio France - Virginie Vandeville

Vesoul, France

Elle avait annoncé qu'elle cessait la mobilisation après sa condamnation à 2 mois de prison avec sursis pour entrave à la circulation. Aujourd'hui, Céline Roy, ex-porte-parole des gilets jaunes à Vesoul, s'interroge sur son avenir et celui du mouvement. Elle ne rejoindra pas Jacline Mouraud l'une des figures nationales des gilets jaunes, dans sa tentative de créer un parti politique, "Les Emergents", mais Céline Roy estime que le mouvement doit se créer des structures et se trouver des porte-parole pour perdurer. Interview.

Que pensez vous de l'initiative de Jacline Mouraud de créer un parti politique?

Céline Roy: "Elle a été l'une des lanceuses , elle continue et c'est tout à son honneur, vu ce qu'on peut dire sur elle. Je ne fais pas partie de ces personnes qui vont la critiquer ou l'assassiner, elle pense à son avenir, je trouve ça intelligent ce qu'elle fait, à la base on était apolitique, mais on ne sait pas de quoi demain sera fait. "

Le mouvement doit-il se structurer pour avancer? 

"Il faut absolument se structurer parce que là ça part dans tous les sens , ça se divise pas mal, les gens ne comprennent même plus nos revendications, on avait une très bonne base le 17 novembre, c'était génial ce qui se passait, et là c'est vrai que ça devient très compliqué, il y a des gens qui ne savent même pas pourquoi ils sont là. Malgré le fait qu'on ne veut pas de leaders ou de porte-parole, il est temps que quelqu'un fasse quelque chose d'intelligent et poursuive le mouvement, parce que c'est bête d'arriver à ce stade et de se dire "on a perdu". Moi je ne suis pas de cet avis là, il faut absolument qu'on se structure, que les gens trouvent un porte-parole. de toute façon sans structure on n'y arrivera pas."

Vous pourriez, vous, créer votre parti , ou rejoindre celui de Jacline Mouraud?

"Je ne rejoindrai pas Jacline Mouraud, c'est clair et net, je pense aussi à mon avenir, j'ai eu des propositions que je refuse pas mais que j'accepte pas non plus pour l'instant. J'attends, mais un jour ou l'autre je penserai à mon avenir ça c'est sûr."

Vous avez pris du recul, mais votre rôle d'ancienne tête d'affiche comment le vivez-vous?

"C'est un rôle très compliqué à assumer, on est des personnes lambda, au final on se retrouve devant des caméras, des radios, des journalistes, on n'est pas préparé. Il y a un outil formidable aujourd'hui qui nous pousse, c'est internet, les réseaux sociaux, mais il y a un outil qui nous tue aussi , c'est bel et bien les réseaux sociaux, les gens oublient ce qu'on a fait pour eux, ils oublient que derrière les écrans il y a des humains qui lisent tout ce qu'ils peuvent marquer. De tout façon on n'a plus la même vie, avant et après avoir été porte-parole c'est plus du tout pareil. Il faut prendre un certain recul et avoir une sacrée carapace pour pouvoir continuer."

Vous êtes prise à partie directement par des gilets jaunes?

"Pas forcément des gilets jaunes parce que eux sur le terrain savant très bien ce que j'ai fait et les risques que j'ai courus, mais il y a beaucoup de personnes qui se disent gilets jaunes et qui ne  le sont pas, qui parlent sur internet et c'est vrai que ça, c'est compliqué à gérer."