Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société

Féminicides : des jeunes Stéphanoises placardent leurs slogans dans la ville

-
Par , France Bleu Saint-Étienne Loire, France Bleu

Des affiches et des slogans sont placardés sur les murs de nombreuses villes, en France et dans le monde pour dénoncer les violences faites aux femmes. À Saint-Étienne, des jeunes femmes ont aussi rejoint le mouvement.

Les slogans sont écrits à la peinture noire sur des feuilles blanches
Les slogans sont écrits à la peinture noire sur des feuilles blanches © Radio France - Margaux Caroff

Saint-Étienne, France

À ce jour en 2019, 117 femmes sont mortes sous les coups de son conjoint ou ex-conjoint.  

Une situation devenue insupportable pour les associations et militantes féministes. Alors elles s'organisent. Depuis le mois de septembre dans de nombreuses villes en France on voit fleurir des slogans sur les murs. 

Ils dénoncent les violences conjugales et les féminicides et réclament des actions concrètes du gouvernement pour faire bouger les choses.

À Saint-Étienne le mouvement est né sur les réseaux sociaux. Camille* une jeune étudiante de 19 ans s'est réapproprié les codes : des feuilles blanches, des grosses lettres noires et des slogans percutants. Elle organise des collages dans la ville environ une fois par semaine avec l'aide d'une quinzaine de femmes.

Le slogan choisi par Serena : "Femmes victimes de violences, on vous croit" - Radio France
Le slogan choisi par Serena : "Femmes victimes de violences, on vous croit" © Radio France - Margaux Caroff

Serena* vient de rejoindre le groupe qu'elle a découvert sur l'application Instagram. Pour elle c'est nécessaire de s'engager pour cette cause. Quand elle avait 10 ans, elle a été témoin de violences conjugales : "J'ai vu ça avec mes yeux d'enfant, je ne pouvais rien faire. Alors aujourd'hui c'est important pour moi d'apporter ma pierre à l'édifice."

Pour Camille, c'est aussi une façon de se réapproprier la rue, de ne plus se sentir mal à l'aise en tant que femme dans l'espace public.

"Quand on colle, on n'a pas peur, même quand des hommes nous abordent. On a un vrai sentiment de sororité qui nous donne de la force" - Camille

Mardi soir, une dizaine de militantes se sont retrouvées pour coller leurs affiches dans le centre-ville.  Des affiches rapidement arrachées soit par des passants, soit par les services de propreté de la ville.

Pas de quoi décourager le groupe de jeunes féministes. Elles comptent bien continuer leurs actions et diffuser leurs slogans sur les murs et les réseaux sociaux. 

*Les prénoms ont été modifiés. 

Choix de la station

France Bleu