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Société

Féminicides : des pancartes devant le tribunal de Nîmes "pour celles qui n'ont plus de voix"

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Par , France Bleu Gard Lozère

148 : c'est le nombre de féminicides depuis le début de l'année 2019 d'après les associations. Alors ce chiffre a été exposé sur plusieurs pancartes devant le Palais de Justice de Nîmes ce samedi par l'association Putain de Guerrières.

Entre le 1er janvier et le 21 décembre 2019, les associations ont compté 148 féminicides en France.
Entre le 1er janvier et le 21 décembre 2019, les associations ont compté 148 féminicides en France. © Radio France - Valentine Letesse

Nîmes, France

"Nous sommes le cri de celles qui n'ont plus de voix", c'est le message du jour de l'association Putain de Guerrières. Devant le tribunal de Nîmes, samedi 21 décembre, quelques membres ont accroché des pancartes pour interpeller les passants, alors qu'une 148e femme vient d'être tuée par son conjoint en France d'après les associations.

"J'ai vu ma mère se faire traîner par les cheveux dans tout l'appartement. Je suis allé voir un commissaire de police, il m'a dit qu'il ne pouvait rien faire." - Jean-Marie, 85 ans. 

Ce ne sont que quelques mots écrits sur des cartons, mais beaucoup de gens s'arrêtent. "J'ai pris quelques photos pour envoyer à la famille, parce nous venons d'avoir une situation similaire" explique Jean-Marie. 

Les pancartes exposées devant le Palais de Justice de Nîmes par l'association Putain de Guerrières. - Radio France
Les pancartes exposées devant le Palais de Justice de Nîmes par l'association Putain de Guerrières. © Radio France - Valentine Letesse

Le Nîmois n'est pas le seul à se sentir concerné. Un homme de 85 ans confie "j'ai vu ma mère se faire traîner par les cheveux dans tout l'appartement. Je suis allé voir un commissaire de police, il m'a dit qu'il ne pouvait rien faire". Une femme se promenant avec son mari nous raconte qu'elle aussi, a été battue. "J'ai pas eu du tout de soutien de la police. Pour eux c'était mon mari et c'est un truc qui allait rentrer dans l'ordre". "Abominable", "désespérant", les mots ne manquent pas aux passants constatant que rien ne change

Des préfectures disent "stop" aux manifestations pour la sécurité des associations

Ce samedi, seuls quatre membres de l'association sont présents. Pour cause, des préfectures de France "ont fortement déconseillé" aux membres de Putain de Guerrières "de descendre dans la rue" raconte Émilie qui précise que celle du Gard n'a pas tenu les mêmes propos. Pourquoi ? "Par manque de sécurité apparemment" explique la représentante de l'association. "La femme n'est pas en sécurité chez elle, ni quand elle part et qu'elle affronte des policiers pas formés ou des associations qui ne peuvent pas l'aider, et maintenant on nous dit : vous n'êtes plus en sécurité dans la rue quand vous mettez ces failles en avant. Alors où on est en sécurité ?" demande Émilie.

Une membre de l'association Putain de Guerrières devant le tribunal de Nîmes. - Radio France
Une membre de l'association Putain de Guerrières devant le tribunal de Nîmes. © Radio France - Valentine Letesse

"Il est grand temps que ça s'arrête et qu'on prenne enfin des mesures pour protéger les femmes." - Édith, 83 ans.

La représentante de l'association Putain de Guerrières dans le Gard, Émilie trouve quand même de quoi se réjouir. "Sur tous les gens qui se sont arrêtés, il y a majoritairement des hommes. Ça fait super plaisir à voir. Jusqu'à présent on avait des mauvais regards, là on voit des hommes qui nous disent : continuez". 

Les pancartes exposées devant le Palais de Justice de Nîmes par l'association Putain de Guerrières. - Radio France
Les pancartes exposées devant le Palais de Justice de Nîmes par l'association Putain de Guerrières. © Radio France - Valentine Letesse
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