Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société

Féminicides : l'association Femmes solidaires de Dordogne réclame plus de moyens au gouvernement

-
Par , France Bleu Périgord

Une quarantaine de femmes de l'association Femmes solidaires de Dordogne se sont réunies ce samedi, Place de l'Ancienne Mairie à Périgueux. Elles ont rendu hommage aux 81 femmes tuées par leur compagnon ou ex-conjoint depuis le début de l'année 2019, et réclament au gouvernement plus de moyens.

Sous le regard des passants, les membres de Femme solidaires de Dordogne rendent hommage aux 81 victimes de féminicides depuis le début de l'année 2019.
Sous le regard des passants, les membres de Femme solidaires de Dordogne rendent hommage aux 81 victimes de féminicides depuis le début de l'année 2019. © Radio France - Clémence Gourdon Negrini

Périgueux, France

Une quarantaine de femmes se sont allongées au beau milieu du marché ce samedi 27 juillet, Place de l'Ancienne Mairie, à Périgueux. Ces membres de l'association Femmes solidaires de Dordogne ont rendu hommage aux 81 femmes mortes, tuées par leur compagnon ou ex-conjoint depuis le début de l'année 2019. Elles réclament plus de moyens à l'État dans la lutte contre les violences faites aux femmes et les féminicides.  

L'association Femmes solidaires de Dordogne interpelle les passants sur les féminicides ce samedi 27 juillet - Radio France
L'association Femmes solidaires de Dordogne interpelle les passants sur les féminicides ce samedi 27 juillet © Radio France - Clémence Gourdon Negrini

Debout, à côté de pancartes qui affichent les noms de toutes les femmes victimes d'un féminicides, chaque personne s'est assise ou allongée pendant qu'un haut parleur diffusait la triste liste des 81 femmes mortes depuis le début de l'année : "Madame X, 81 ans, étranglée par son mari... Céline, 33 ans, tuée par arme à feu par son compagnon... Caroline, 33 ans, tuée par arme à feu par son mari... Madame X, 56 ans, battue à mort par son compagnon..." La diffusion dure sept minutes, sous le regard ému et abasourdi des passants. 

Il n'y a pas assez de choses faites pour protéger les femmes. La preuve en est !" - Michel, un passant.

Parmi eux, Michel s'est arrêté avec son petit fils. Il regrette que "trop peu de choses soient faites pour protéger les femmes [...] Il va falloir arrêter ça ! Ça n'est plus possible ! Au moins cette association interpelle, sensibilise, tout le monde.", salue le quadragénaire. Mais comment ? Lui estime que c'est à chaque citoyen de se mobiliser, à sa manière, pour faire bouger les choses. Il aimerait aussi que l'Éducation Nationale "fasse son travail". Une communication dès le plus jeune âge importante pour cet homme : il va profiter l'occasion pour "entamer une discussion sérieuse" avec son petit-fils de 10 ans.

"Le Grenelle des violences conjugales ? Il ne va servir à rien !"

Après une autre manifestation, à Paris, contre les féminicides, le gouvernement a annoncé la tenue d'un "Grenelle des violences conjugales", le 3 septembre prochain, mais pour les membres de l'association Femmes solidaires 24 il ne s'agit là que de communication. Le comparant au Grenelle de l'environnement, Pascale Martin la présidente de l'association, craint qu'aucune annonce concrète n'en découle. "Ça ne suffit pas ! Nous on demande des moyens supplémentaires en terme d'accueil, et surtout dans l'éducation ! Ça se passe dès le plus jeune âge !", explique la militante. 

Choix de la station

France Bleu