Culture – Loisirs

Feria des vendanges : un toro gracié dans les arènes de Nîmes

Par Camille Payan et Hervé Sallafranque, France Bleu Gard Lozère lundi 21 septembre 2015 à 8:55

Pablo Hermoso de Mendoza à la Feria des vendanges
Pablo Hermoso de Mendoza à la Feria des vendanges © Max PPP - Bruno Souillard

Clap de fin pour la Feria des vendanges à Nîmes. La dernière corrida de ce dimanche après-midi a été un peu décevante, mais les aficionados retiendront sans doute LE moment historique vécu lors de la corrida équestre : Pablo Hermoso de Mendoza a gracié un taureau de combat.

Simon Casas avait annoncé un grand cru pour la feria des Vendanges 2015. Le patron des arènes de Nîmes s'était sans doute montré un peu trop optimiste car tout n'a pas été parfait, loin de là. Mais les aficionados ont tout de même vécu quelques grands moments

Notamment la grâce d'un toro par Pablo Hermoso de Mendoza. C'est le _premier cavalier à gracier un toro _en France et même en Europe. Il s'agissait du cinquième de la course : "Noblecito", un toro de l'élevage Fermin Bohorquez.

Avec cette grâce, les arènes de Nîmes sont entrées dans l'histoire.

Pablo Hermoso de Mendoza salué lors de la feria des vendanges - Aucun(e)
Pablo Hermoso de Mendoza salué lors de la feria des vendanges - Bruno Souillard

Des moments forts...

Et puis il y a eu d'autres moments forts, comme lors de la corrida de samedi après-midi. Une pluie d'oreilles, 8 au total, et d'authentiques  moments de grâce délivrés par le maestro des maestros actuel Enrique Ponce.

La maîtrise, la technique, la maturité de Juan Bautista radieux lui aussi sur le sable Nîmois.

Andrès Roca Rey enfin. Le jeune Péruvien à conquis le public pour un premier rendez-vous aux allures de coup de foudre, qui pourrait bien se transformer très vite en véritable histoire d'amour.

Et toujours dans la case "tops" : les trois matadors de ce dimanche après-midi Castella, Manzanarès et Lopez Simon qui ont sauvé la corrida de clôture.

... Et quelques "couacs"

Les élevages en général, des toros souvent insipides, pas toujours bien présentés. Les bestiaux sont au moins aussi coupables que les toreros qui n'ont pas su s'adapter à leurs comportements.

Enfin, les joyeux accents latino-américains que Simon Casas avait voulu donner à cette feria n'auront finalement pas fait chanter les arènes, à l'exception notable évidemment de Roca Rey. Là pour le coup, c'était carrément le Pérou