Santé – Sciences

Fermeture de la maternité d'Apt : le dernier recours rejeté par la justice

Par Jérémy Marillier, France Bleu Vaucluse jeudi 15 décembre 2016 à 11:39

l'hôpital d'Apt
l'hôpital d'Apt © Radio France

Le tribunal administratif de Nîmes vient de rejeter le recours déposé par le Comité des usagers de l'hôpital d'Apt. Leur combat judiciaire s'arrête là. La maternité doit fermer le 31 décembre.

C'est un coup dur pour celles et ceux qui refusent la fermeture de la maternité d'Apt. La justice a tranché plus rapidement que prévu. Le tribunal administratif de Nîmes rejette le recours déposé pour suspendre cette fermeture.

La procédure engagée par l'Agence régionale de santé est jugée légale. La maternité doit fermer à la fin de l'année et laisser place au 1er janvier 2017 à un centre périnatal de proximité.

Trois questions à Jean-Paul Castels, membre du Comité des usagers de l'hôpital d'Apt:

France Bleu Vaucluse: Quelle est votre réaction après le rejet de votre recours?

Jean Paul Castels : Cette décision a été très rapide. Nous avions encore un petit espoir pour suspendre cette décision de fermeture. Malheureusement, ce n'est pas le cas. Aujourd'hui, la situation se complique. De plus, ce qui est surprenant de la part de la justice, c'est de s'être entièrement appuyé sur l'appréciation de la procédure engagée par l'Agence Régionale de Santé, sur sa légalité. Tous nos arguments sur la situation géographique du Pays d'Apt, sur les villages éloignés dans les collines, la problématique humaine et sociale, tout cela n'a pas du tout été pris en compte.

"Nous n'irons pas devant le Conseil d'Etat, mais nous ne baissons pas les bras." - Jean-Paul Castels

Dans le référé, l'ARS s'engage à déployer un hélicoptère en cas d'urgence vitale pour la future maman. Cela vous rassure-t-il?

Nous sommes là dans une dimension tout à fait surréaliste. Nous savons très bien, de par le personnel de l'hôpital, que ces moyens vont coûter très cher. Selon des estimations, ces moyens techniques, y compris l'achat d'un véhicule d'urgence remisé sur le parking de l'hôpital, coûteraient une fortune.

Aujourd'hui, vos recours devant la justice sont-ils épuisés?

Malheureusement, il ne reste qu'une seule possibilité, celle d'un recours devant le Conseil d'Etat. Nous ne nous y engagerons pas car cela représente des frais considérables, sans aucune garantie de pouvoir l'emporter. Notre dernier recours reste la mobilisation citoyenne, celle des élus. Le 21 décembre prochain, nous allons organiser une grande chaîne humaine de la sous-préfecture d'Apt jusqu'à la salle de l'Office de tourisme. Nous souhaitons également que les mairies du Pays d'Apt fixent une banderole sur leurs bâtiments. Nous ne baissons pas les bras.