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Fermeture des bars à 22h : à Bordeaux, décision contestée mais appliquée dans le calme

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Par , France Bleu Gironde, France Bleu

Comme annoncé par la préfète Fabienne Buccio, les bars de Bordeaux ont fermé à 22h ce lundi 28 septembre. Une décision que les principaux intéressés contestent vivement, même si la mesure a été appliquée dans le calme. Les clients non plus ne comprennent pas cette décision.

A 22h01, plus personne sur les terrasses des bars : la fermeture est respectée
A 22h01, plus personne sur les terrasses des bars : la fermeture est respectée © Radio France - Clara Echarri

"Allez, c'est terminé, on ferme !" Cette phrase, Cynthia Duponleit, cheffe d'équipe au Dickens à Bordeaux, la prononce bien plus tôt que d'habitude. Il n'est que 21h55 ce lundi soir mais la terrasse du bar se vide déjà : les clients sont obéissants. Certains comme Clément, approuvent cette fermeture à 22h : "C'est normal, on est en pleine crise sanitaire, il faut faire attention. Je trouve même que ce n'est pas assez stricte, mais la plupart des gens que je connais ne sont pas d'accord". 

Et effectivement, Marine désapprouve : "Le virus n'arrête pas de circuler après 22h dans les lieux publics, donc ça ne sert à rien. Comme les bars seront fermés les gens vont rentrer faire la fête chez eux, ils seront plus de dix... C'est ça le problème". Même raisonnement chez Cynthia Duponleit : "La fermeture à 22h ça ne fait que déplacer le problème. Les gens ne vont pas aller se coucher à 23h, ils vont aller faire la fête chez eux entre amis, et il n'y aura aucun respect des règles. Nous on est les garants du respect des mesures sanitaires, on fait attention. Depuis la fin du confinement on a respecté à la lettre les recommandations, on a investi du temps, de l'argent et de la motivation là-dedans pour qu'au final on nous balance cette fermeture". 

Fermeture tranquille... pour l'instant ? 

Sur les quais, la fermeture s'est donc faite dans le calme, mais c'est plutôt la suite que redoute la responsable : "Les gens ont été plutôt compréhensifs ce soir, après on est lundi soir, c'est plutôt simple, il n'y a pas eu trop d'alcool. Ce weekend, les gens auront plus eu le temps de boire, ça risque d'être un peu plus compliqué de les faire sortir à 22h. On appréhende un peu". 

Appréhension aussi quant à l'avenir de la profession : "On est un peu stressés quand même. Savoir si on va être payés, comment payer le loyer, est-ce que le gouvernement va nous aider... on a déjà été durement éprouvés par le confinement, on n'avait vraiment pas besoin de ça". 

Autre question, savoir qui doit fermer et qui peut rester ouvert au-delà de 22h. Si les établissements sous licence 4, qui vendent de l'alcool, baissent le rideau à 22h, qu'en est-il des bars-brasseries ? Des bars associatifs ? De certains établissements sous licence 3 ? La limite reste pour l'instant assez floue.

Désabusés, Cynthia et ses collègues espèrent pouvoir reprendre leurs horaires habituels dans deux semaines. Ils espèrent aussi la prolongation de l'exonération du droit de terrasse, qui s'applique pour le moment jusqu'au 18 octobre. Un coup de pouce dont certains bars ont "bien besoin" d'après la jeune femme. Leur plus grande crainte reste toutefois la fermeture complète, comme décidée à Marseille.

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