Fermeture des frontières au Pays Basque : la région demande un droit de passage pour les frontaliers
Depuis le 14 janvier neuf points de passage franco-espagnols sont fermés au Pays Basque. Une décision préfectorale qui complique la vie des frontaliers. La région voudrait un assouplissement avec la présence de gardes qui pourraient autoriser le passage à ces populations.
Depuis jeudi dernier, le 14 janvier, la vie quotidienne s'est singulièrement compliquée pour les habitants de Sare ou Baigorri qui avaient l'habitude de franchir la frontière plusieurs fois par jour. L'arrêté préfectoral laisse ouvert les passages les plus fréquentés, sur l'autoroute ou la nationale, mais aller de Baigorri à Elizondo en Navarre demande désormais 1h15 de trajet en voiture en passant par Ainhoa, alors qu'il fallait 37 minutes avant que le col d'Ispéguy ne soit fermé. La préfecture explique que la menace terroriste justifie cette fermeture et dans un communiqué, la région avoue que "la sécurité de nos concitoyens nous paraît être clairement une priorité".
La fermeture n'est pas adaptée
Mais pour Mathieu Bergé, conseiller régional PEPS (Pour une écologie populaire et sociale) délégué à l'eurorégion "une mesure de fermeture totale de points de passage n’est ni adaptée aux enjeux de sécurité, ni à la réalité du quotidien de nos concitoyens transfrontaliers". Il demande que l'eurorégion soit associée à la réflexion sur les mesures de fermeture, "afin que des mesures adaptées soient prises aux différents points de la frontière afin de permettre aux citoyens transfrontaliers de vivre normalement, tout en assurant un contrôle renforcé le cas échéant". Le conseiller régional déplore aussi que la frontière soit une variable d'ajustement "de toutes nos peurs". "On passe d'une époque où on ouvrait les frontières à une époque où on veut les refermer. Je trouve ça particulièrement inquiétant".
Mathieu Bergé: "s'il y a un problème de sécurité, autant mettre des personnes pour contrôler les passages"