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Fermeture du centre vaccinal d'Alençon : "On a sous-évalué le nombre de doses nécessaires", estime le maire

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Par , France Bleu Normandie (Calvados - Orne)

Joachim Pueyo, maire socialiste d'Alençon, était l'invité de France Bleu Normandie ce lundi matin. Il revient sur le couac du centre vaccinal d'Alençon, obligé de fermer faute de vaccins.

Joaquim Pueyo, alors député, à l'Assemblée nationale (novembre 2019)
Joaquim Pueyo, alors député, à l'Assemblée nationale (novembre 2019) © Maxppp - Vincent Isore

À Alençon, deux centres de vaccination ont ouvert : l'un pour les plus de 75 ans en centre-ville, l'autre réservé aux soignants et personnels de secours à l'hôpital. Sauf que la semaine dernière, le centre dédié aux soignants a dû fermer ses portes... Car il n'y avait pas assez de doses de vaccins. À qui la faute ?

Joaquim Pueyo : "Je pense que l'évaluation du nombre de doses n'a peut-être pas été juste. Ceux qui travaillent dans les secours et qui ont plus de 50 ans sont, à mon sens, prioritaires. Cette interruption nous a bien sûr interpellés. Le centre de vaccination va rouvrir le 1er février pour ceux qui ont déjà reçu leur première dose. Et le centre réservé aux plus de 75 ans continue à fonctionner. Il n'y aura pas d'interruption. Maintenant, on attend les doses, j'espère qu'on aura les 390 flacons (2000 doses environ), ce qui permettra de continuer à prendre des rendez-vous. Alençon est aussi au centre d'un bassin de vie de plus de 100 000 habitants, avec des gens du Nord-Mayenne et du Nord-Sarthe qui viennent chez nous se faire vacciner. Je pense que l'évaluation du nombre de doses nécessaires pour Alençon a été sous-évaluée."

Au regard des chiffres des dernières semaines, le bassin d'Alençon présentait un taux d'incidence plus élevé que d'autres endroits. Aurait-il fallu allouer davantage de doses étant donné la situation ?

JP : "On a reçu 10 725 doses dans l'Orne, et au 15 février, on aura vacciné 2000 personnes au centre-ville et 1200 à l'hôpital, ce qui est déjà bien. Mais on est qu'au commencement. Je ne vais pas dire que l'ARS, la préfecture, n'ont pas fait leur travail. Mais je pense que l'ARS a été limitée par le nombre de doses qu'elle a reçu, pour toute la région. Je crois aussi que les habitants veulent vraiment se faire vacciner, ce qui provoque cet embouteillage. Moi, j'écoute avec attention les autorités sanitaires, le ministre de la santé, qui vient de nous dire qu'on va recevoir des millions de doses. J'espère que les laboratoires feront ce qu'ils avaient prévu de faire."

Le conseil scientifique recommande désormais un nouveau confinement, le gouvernement commence à plancher dessus. Y êtes-vous favorable ?

JP : "Par rapport à il y a trois semaines autour d'Alençon, le taux d'incidence a baissé. Donc si la situation se stabilise... Je pense qu'il faut rester en l'état : garder un couvre-feu. Parce que le confinement, ce sont des conséquences : économiques, pour les entreprises et les commerçants, et des conséquences psychologiques. Donc si la situation se stabilise, je crois qu'il ne faut pas reconfiner. Par contre, si l'évolution est brutale, on voit ce qu'il se passe à Dieppe par exemple [plus de 100 cas de covid chez les soignants et 140 chez les patients], et des virus qui mutent, dans ce cas, le confinement sera nécessaire. Mais il faut tout faire pour l'éviter : il faut vacciner, tester, garder les gestes-barrière. C'est important, et c'est peut-être un levier pour maîtriser cette pandémie."

Alençon a été marquée, il y a dix jours, par le meurtre de Laura, 21 ans, tuée par son ex-conjoint. Une marche blanche a réuni plus de 500 personnes ce dimanche, et un rassemblement avait eu lieu dans la semaine. Sentez-vous que les habitants sont touchés par ce féminicide ?

JP : "Oui, j'étais sur place, et je voudrais dire que ce sont des jeunes qui ont organisé cette marche blanche. Il y avait beaucoup de tristesse, d'humilité. C'était un moment de rassemblement, d'union. Laura était une jeune fille qui a disparu tragiquement, qui avait plein de projets dans sa tête, qui était appréciée, vivante, sympathique. C'était un moment très fort et la population a répondu présente, toutes générations confondues, pour dire stop aux violences gratuites faites aux femmes."

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