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Fêtes clandestines : "On trompe les loueurs de gîtes", dit le président des Gîtes de France en Haute-Garonne

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Par , France Bleu Occitanie, France Bleu

Selon Didier Cujives, le président des Gîtes de France en Haute-Garonne, les fêtes clandestines sont de plus en plus nombreuses durant ce confinement dans le département.

Didier Cujives, président des Gîtes de France de Haute-Garonne
Didier Cujives, président des Gîtes de France de Haute-Garonne © Radio France - Jeanne-Marie Marco

Malgré le confinement et le couvre-feu, les fêtes clandestines se multiplient. Un gîte rural s'est transformé, le temps d'un weekend en discothèque au Burgaud, près de Toulouse, avec plus de 100 fêtards verbalisés. Les gardes à vue des deux personnes soupçonnées d'avoir organisé la fête ont été prolongées. Le phénomène est de plus en plus fréquent dans les gîtes. Didier Cujives, le président des Gîtes de France en Haute-Garonne se dit "scandalisé". 

Quelle a été votre réaction après cette fête clandestine, au Burgaud ?

Je suis scandalisé. Je suis scandalisé parce que cet événement a été organisé et a été réfléchi. Et il y a eu une tromperie vis-à-vis de la propriétaire et la façon dont elle a été piégée. C'est dire que l'événement en lui-même est scandaleux parce que on met en danger, bien sûr, des centaines de personnes, parce qu'il y en avait plus de 100. On met en danger des personnes et ensuite on a un acte délibéré. On trompe les loueurs de gîtes qui sont tout à fait de bonne foi. 

Les clients ont dit qu'ils venaient pour le travail. À votre connaissance, est-ce que d'autres propriétaires de Gîtes Haute-Garonne se sont ainsi fait piéger ? 

On assiste véritablement ces temps derniers à des volontés de la part de certaines personnes d'organiser des fêtes, des rassemblements. Je crois qu'il faut distinguer deux catégories de personnes. Il y a des personnes un peu naïve qui croient que l'on peut encore se rassembler dans un endroit, faire un rassemblement familial ou personnel. Et puis, il y a celles et ceux qui ont véritablement l'intention d'organiser, d'en faire un business. Et ceux là doivent être sévèrement punis. 

Vous avez eu écho le week-end dernier d'un autre rassemblement en Haute-Garonne?

Oui, à Bazus. Tentative d'organisation d'une fête clandestine et nous avons toutes les semaines ce genre de remontée des propriétaires. Je suis aussi intimement persuadé qu'il y a des rassemblements qui sont ignorés par beaucoup de personnes, y compris par les forces de l'ordre, parce que elles n'ont pas été informées. Je suis persuadé qu'il y en a beaucoup plus qu'on ne le croit. 

Est-ce qu'il faut interdire toutes les locations des gîtes, même pour des raisons professionnelles ?

Ce qui paraît difficile, c'est quand même d'interdire aujourd'hui une activité économique comme celle des gîtes, qui souffre, surtout si on leur retire la clientèle professionnelle. Ce serait très grave parce que sur la région toulousaine, la location des gîtes pour les professionnels est particulièrement importante.

Que faites-vous pour protéger les propriétaires des Gîtes de France?

Nous les suivons pas à pas, chacune et chacun. Nous avons un peu moins de 500 gîtes et chambres d'hôtes répartis sur l'ensemble du département. Et notre équipe les sensibilise, leur adresse des courriers en les mettant en garde systématiquement, à la fois sur les règles de vie traditionnelles liées à la crise sanitaire, et sur ce phénomène là qui est un phénomène très prégnant, très important et plus important.

Emmanuel Macron a parlé d'un début de sortie de crise mi-mai. Est-ce qu'on peut imaginer un retour des vacanciers pour le week-end de l'Ascension? 

Ça me paraît très difficile. Très honnêtement, nous avons toutes et tous en tête cette échéance de la mi-mai. Nous nous y préparons. Je pense qu'il faut être raisonnable et mettre le mois de mai entre parenthèses pour un beau mois de juin.

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