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Société

78 ans après l'appel du 18 juin, le récit émouvant d'un résistant cortenais

lundi 18 juin 2018 à 18:08 Par Marion Galland et Olivier Castel, France Bleu RCFM et France Bleu

Il y 78 ans jour pour jour le général De Gaulle lançait son fameux "appel" depuis Londres. Jean Narducci, ancien combattant et résistant de 98 ans, se souvient et se raconte dans une biographie.

Jean Narducci, ancien combattant cortenais de 98 ans a écrit ses mémoires
Jean Narducci, ancien combattant cortenais de 98 ans a écrit ses mémoires © Radio France - Olivier Castel

Corse, France

18 juin 1940, réfugié à Londres avec une poignée de fidèles, le général de Gaulle avait appelé à la résistance face à l'occupant nazi, un appel à ne pas capituler. Partout en France on célèbre donc l'évènement, en présence des autorités civiles et militaires, et des élèves des écoles, pour perpétuer le souvenir, le sacrifice parfois de ceux qui se sont battus, comme les résistants.

L'un d'entre eux, Jean Narducci, un Cortenais, a bien voulu témoigner à notre micro. 

Jean Narducci, 98 ans, ancien combattant - Radio France
Jean Narducci, 98 ans, ancien combattant © Radio France - Olivier Castel

Ancien militaire, adjudant dans l'armée coloniale, il a été mobilisé sur les fronts étrangers, et aussi au sein des réseaux de résistants.

En 2010 il a écrit ses mémoires. À 98 printemps, Jean Narducci a gardé son esprit du partage, et sa vivacité. Engagé à 20 ans dans l'armée coloniale, il y servira 15 ans, la Syrie, le Liban, le Sénégal, cet adjudant avait le goût de l'aventure. 

"Je voyais les balles…tac…tac..." 

En France, il jurera fidélité à Jean Moulin, et rejoindra les Mouvements unis de la Résistance, 

Jean Narducci, "on a eu un tir de mitrailleuse qui nous a fauché"

Il se souvient notamment d'une embuscade, avec ses quarante hommes, à la sortie d'un village, dans le Vercors.

«On a eu un tir de mitrailleuse qui nous a fauché. Moi je suis tombé près d’un tronc d’arbre qui m’a sauvé, et je voyais les balles…Tac…Tac.. J’ai été blessé deux fois, au genou et à la cheville»

A 98 ans, Jean Narducci continue à transmettre ses souvenirs - Radio France
A 98 ans, Jean Narducci continue à transmettre ses souvenirs © Radio France - Olivier Castel

"Ma femme couchait dans des grottes"

Son moteur durant ces moments, sa femme, Lily, rencontrée sur le continent, à qui il a juré fidélité éternelle, malgré la distance, le temps et la guerre. Une vraie fierté pour l'homme, et une chance pour le militaire: 

« Ma femme se déplaçait avec sa fille, sur un landau, pour venir me voir, elle couchait le soir dans des grottes. Et on a vécu 70 ans ensemble! »

A 98 ans, Jean Narducci continue à transmettre ses souvenirs

jean Narducci a publié ses mémoires, il y parle notamment de son moteur pendant 70 ans, sa femme Lily.  - Radio France
jean Narducci a publié ses mémoires, il y parle notamment de son moteur pendant 70 ans, sa femme Lily. © Radio France - Olivier Castel

Son épouse disparue, Jean Narducci continue à transmettre ses souvenirs, mais pousse également un coup de gueule. Selon lui les anciens combattants ne sont plus assez célébrés. Il a d’ailleurs démissionné des anciens combattants. 

"Il y a des types qui ont fait la guerre qui auraient besoin d'être aidés"

« Il y a des types qui ont fait la guerre qui sont malheureux, qui ont une retraite minable. Ils ne peuvent plus venir se reposer car il n’y a plus de maisons d’anciens combattants, qu’on devait mettre en place en Corse il y a vingt ans de cela et que l’on n’a pas fait. On nous supprime un tas de choses, on nous prend de l’argent, il y a des gens qui auraient besoin d’être aidés mais comme ils sont dignes, ils ne le demandent pas ».