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Société

Fin de l'état d'urgence : pas de mosquées dans le viseur en Gironde

mercredi 1 novembre 2017 à 9:16 Par Stéphanie Brossard, France Bleu Gironde

La France acte la fin de l'état d'urgence, et l'entrée en vigueur de la loi anti-terroriste, en ce 1er novembre, deux ans après son instauration dans la foulée des attentats de Paris en novembre 2015. Avec quelles conséquences ? Entretien avec le préfet de la Gironde, Pierre Dartout.

Pierre Dartout le préfet de la Gironde
Pierre Dartout le préfet de la Gironde © Maxppp -

A compter de ce 1er novembre, la loi sur la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme prend le relais de l'état d'urgence instauré en France après les attentats du 13 novembre 2015. Votée le 18 octobre à une large majorité par les députés, cette loi renforce les pouvoirs de l'exécutif pour assigner quelqu'un (non plus à résidence, mais dans un périmètre au minimum égal à la commune) et réaliser des perquisitions à domicile. Il peut aussi fermer un lieu de culte où se diffuseraient des idées incitant au terrorisme ou effectuer des contrôles d'identité près des frontières et des gares ou aéroports. Le tout sans feu vert judiciaire, perquisitions exceptées.

France Bleu Gironde : que change le passage de l'état d'urgence à loi anti-terroriste ?

Pierre Dartout : dans le quotidien de nos compatriotes, pas grand chose, puisque ce sont des moyens inscrits dans la loi pour un certain nombre de faits précis et personnes, mais des moyens nécessaires pour prévenir des actes de terrorisme.

Est-ce que ça veut dire autant de policiers gendarmes et militaires sur le terrain ?

Oui ils sont nécessaires, dissuasifs. Ils permettent de répondre à des débuts d'attaques comme on a pu le voir dans d'autres villes et d'autres territoires. Donc naturellement, cela va perdurer.

Et pour les contrôles aux entrées des magasins dans la perspective des courses de Noël ? Cette habitude d'ouvrir les sacs à l'entrée, s'est perdue...

C'est vrai. Il faut le souligner. Ces précautions se sont dissipées avec le temps. Et je compte bien, dans les prochaines semaines, rappeler aux grandes surfaces, que procéder à ces fouilles, est nécessaires pour le bien de tous. Et d'ailleurs, nos compatriotes, le comprennent très bien.

Finalement, vous nous expliquez que rien ne change. Alors pourquoi avoir voulu inscrire ce dispositif dans la loi ? C'est de l'affichage, manière de dire "on veille à votre sécurité, rassurez-vous", parce qu'au fond, ça ne dissuade pas les terroristes d'agir ?

Non ce n'est pas de l'affichage ! C'est dans un temps plus long, de prévenir les actes terroristes. L'état d'urgence par définition, ne pouvait durer qu'un certain temps. Et le gouvernement a choisi de renforcer l'appareil législatif et de préserver un équilibre entre la sécurité et l'exercice de nos libertés. Des mesures de l'état d'urgence ont donc évolué dans le cadre de cette loi. Exemple : les perquisitions décidées par le préfet. Désormais, il y aura des visites autorisées par le juge de la liberté et de la détention auprès de parquet anti-terroriste de Paris. C'est une évolution du droit.

Y-a-t-il encore des Girondins parmi les 41 assignés en résidence en France ?

Oui, deux.

Des lieux de culte, des mosquées sont-ils particulièrement surveillés en Gironde parce qu'ils inciteraient à la radicalisation ?

Il n'y a pas de fait qui nous permettent de dire qu'il y a des discours, des propos tenus, qui constituent des apologies du terrorisme ou un appel à la violence dans les mosquées de Gironde.