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Fin de la trêve hivernale : "On doit faire des choix entre manger et payer le loyer"

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Par , France Bleu Alsace, France Bleu Elsass

La trêve hivernale des expulsions locatives prend fin ce lundi soir à minuit. Les expulsions peuvent donc ensuite théoriquement reprendre en Alsace et partout en France. Mais de nombreux locataires modestes ont été fragilisés par la crise du Covid-19

Un avis d'expulsion - illustration
Un avis d'expulsion - illustration © Maxppp - Maxppp

C'est terminé... La trêve hivernale prend fin ce lundi soir à minuit. Et les expulsions locatives peuvent donc reprendre dès ce mardi.

Plusieurs associations réclament la poursuite du moratoire au delà du 31 mai. Moratoire qui avait déjà été prolongé de deux mois. Car selon ces associations, 30.000 ménages sont menacés d'expulsion en France. C'est à dire deux fois plus qu'avant l'épidémie de Covid. En Alsace, il ne devrait pas y avoir d'explosion des expulsions. En tout cas pas immédiatement.

Mais le Covid-19 a fragilisé une catégorie de la population, des salariés précaires ou des indépendants qui ont eu des arbitrages à faire pendant la crise entre loyers et autres charges. C'est ce qu'a constaté Colin Riegger secrétaire général de la confédération syndicale des familles du Bas-Rhin.

"Le profil qui nous inquiète le plus, c'est plutôt la personne qui exerce en libéral ou en auto entreprise qui si elle se retrouve démunie par une baisse de son activité perd sèchement des sommes considérables. On a eu plusieurs personnes qui sont venues nous voir face à des difficultés. Les personnes sont en train d'arbitrer, de faire des choix en terme de dépenses" dit-il. 

La fin des aides exceptionnelles ?

D'autres ont tout simplement tout perdu, comme Sarah, 40 ans, mère de 3 enfants habitante de Hautepierre. Elle est son mari ont perdu leur job de livreurs et dans la restauration avec le coronavirus. Sarah se nourrit donc désormais grâce aux restos du cœur. "Il y a eu des moments très durs. Le peu qui nous reste on se dit qu'est ce qu'on fait ? C'est des choix. On doit faire des choix entre, entre, et entre... Entre manger et payer le loyer, l'électricité. Donc oui, c'est un mois on paye ça, un mois on paye cela" explique-t-elle.

Sonny lui a connu la rue. Lui et sa femme se nourrissent également grâce aux restos du cœur à Strasbourg. "Ok il y a les restos du cœur. Mais ce n'est pas facile de payer le loyer, l'électricité. Une famille qui a juste 758 euros de RSA, quand on a tout payé, il ne nous reste plus rien à la fin du mois" dit le jeune homme.

L'autre inquiétude des associations, c'est l'avenir. Que se passera-t-il une fois arrivée la fin de certaines aides exceptionnelles liées au Covid ? "Avec la levée des différentes mesures de confinement, il y a le spectre d'un arrêt des droits. Si c'est un arrêt global, si un grand nombre de personnes se retrouvent au même moment avec des difficultés financières, pour des personnes qui sont sur des voies avancées en terme d'expulsion, ce serait une difficulté en plus à gérer dans une situation déjà catastrophique" dit Yann Méry, intervenant social à l'AIVS, l'agence immobilière à vocation sociale de l'association Habitat et Humanisme à Strasbourg.

Les associations d'aide strasbourgeoises recommandent en tout cas de parler des problèmes de payement des loyers dès les premières difficultés.

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