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Fin de vie : l'ADMD lance une application pour déclarer ses directives anticipées

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Par , France Bleu Champagne-Ardenne, France Bleu
France

L'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD) lance son application pour smartphone. Les personnes intéressées pourront y déclarer leurs directives anticipées de fin de vie. Philippe Lohéac, délégué général de l'ADMD, était l'invité de France Bleu Champagne-Ardenne ce mardi.

Photo d'illustration.
Photo d'illustration. © Maxppp - Jens Kalaene / DPA / Maxppp

L'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD) lance "ADMD et moi", une application smartphone pour simplifier la déclaration de ces directives anticipées. Ces documents servent à indiquer comment on souhaite être pris en charge à la fin de notre vie, dans le cas où on ne serait pas en mesure de dire ce qu'on veut à ce moment.

Pour Philippe Lohéac, le délégué général de l'ADMD, cette application "est un prolongement du fichier national des directives anticipées mis en place par l'ADMD et va permettre aux personnes qui nous ont confié ces directives de les avoir plus facilement avec soi." Ce service est accessible aux adhérents de l'association et également aux non-adhérents, et téléchargeable sur smartphone.

Ces directives anticipées sont prévues dans une loi datée de février 2016, mais à ce jour "l'Etat n'a pas pris en charge l'organisation de ces directives", mettant seulement en ligne un modèle de directives, "et aujourd'hui, seuls 18% des personnes de plus de 50 ans ont rédigé les leurs", déplore Philippe Lohéac. "C'est pourquoi l'ADMD a créé un fichier national de directives anticipées, maintenant accessible via notre application." Il n'est pas nécessaire de passer par un notaire pour faire rédiger ces directives.

Communiquer ses choix de fin de vie

Sur l'application, les personnes intéressées par la démarche peuvent choisir une personne de confiance, et ensuite cocher ce qu'elles souhaitent pour leur fin de vie, comme par exemple si elles veulent être réanimées, bénéficier d'une sédation ou non. Des choix "qui permettent de donner des pistes aux médecins qui auraient à traiter une question de fin de vie de la personne", explique Philippe Lohéac, "et ça aide aussi la personne de confiance à prendre la décision devant le corps médical."

"C'est la parole du patient qui prime"

Une démarche d'autant plus importante depuis la crise sanitaire du coronavirus : "Cela aiderait beaucoup les médecins, qui voient arriver des patients en réanimation à cause du covid-19, de savoir les volontés de la personne, si elle souhaite être intubée ou non, si elle souhaite être réanimée ou pas en cas de difficulté", explique Philippe Lohéac.

L'association espère ainsi que de plus en plus de personnes rédigeront leurs directives anticipées en vue de leur fin de vie. "La seule chose qui prime quand on est arrivé en fin de vie, c'est la décision de la personne", insiste Philippe Lohéac. "Que ce soit une décision de hâter la vie si on est proche de la mort, ou bien d'être maintenu en vie si la personne a toujours de l'espoir, tout doit être respecté et ça n'est pas à un tiers de prendre la décision, c'est la parole du patient qui prime."

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