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Fin de vie : une situation d'hypocrisie dénonce Marie

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Cette Stéphanoise est adhérente de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité. Elle espère que la proposition de loi débattue ce jeudi à l'Assemblée va faire avancer le débat sur la fin de vie dans la société.

Marie, adhérente de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité à Saint-Étienne
Marie, adhérente de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité à Saint-Étienne © Radio France - Mathilde Montagnon

L'Assemblée nationale doit examiner ce jeudi un texte créant un droit à l'euthanasie pour les personnes souffrant d'une pathologie incurable, une proposition de loi signée du député Olivier Falorni du groupe Libertés et Territoires. 

Un débat qui sera suivi de près par Marie, une Stéphanoise de 67 ans, adhérente de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité. Elle a été confrontée à des fins de vie de proches, difficiles, douloureuses. "Quand on a souffert d'une maladie incurable, quand vous voyez les gens vous regarder avec des yeux suppliants, en disant : aide-moi, aide-moi, je crois que ça pousse à réfléchir". 

Pour elle cette proposition de loi sur la fin de vie va donner le choix. "Il y a plein de lois qui ouvrent des possibilités. Je vais prendre un exemple complètement idiot : il y a une loi qui organise le mariage. On n'a jamais obligé les gens à se marier".  Pour Marie, l'option des soins palliatifs n'est pas suffisante "Dans la Loire, on a un service de soins palliatifs. Mais il y a plein de départements où ce n'est pas mis en place. Et quand le ministre de la santé dit : on va remettre ça en route, j'aimerais savoir comment il va faire à une époque où on nous dit qu'on manque de lits, on manque de personnels, on pousse les murs dans les hôpitaux". 

Une obstruction parlementaire va empêcher le débat

Mais Marie a bien conscience que le débat ne pourra sans doute pas être mené à son terme ce jeudi. Malgré une forte mobilisation de députés de tous bords en faveur du texte, le temps menace de manquer. En effet, quelque 3.000 amendements ont été déposés, dont 2.300 par des députés LR hostiles au texte. Une obstruction parlementaire dénoncée par le député LREM de la Loire Jean-Michel Mis. "Même si le droit d'amendement est légitime, je considère que cette obstruction par son caractère massif, empêche de se prononcer sur le texte et par conséquent prive les Français d'un débat légitime auquel ils ont droit".   

Dimanche dernier 270 députés ont signé une tribune dans le Journal du Dimanche pour réclamer le droit de débattre et de voter. Parmi eux les députés de la Loire LREM Julien Borowczyk, Jean-Michel Mis, Valeria Faure-Muntian et Nathalie Sarles ; et le député Generation-s Régis Juanico.

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