Société

Fin des sacs plastiques : les Périgourdins ont réussi à s'y faire

Par Benjamin Fontaine, France Bleu Périgord dimanche 2 juillet 2017 à 17:34

Quelques commerçants terminent leur stock de sacs plastiques.
Quelques commerçants terminent leur stock de sacs plastiques. © Maxppp - Maxppp

Depuis le 1er juillet 2016, les sacs plastiques ont progressivement disparu des magasins au profit des sacs en papier ou biodégradables. Même si certains commerçants en distribuent encore, les Périgourdins ont changé leurs habitudes pour s'adapter à cette disparition.

Il met plus de 400 années à se dégrader, polluent nos campagnes et tue même des milliers d'animaux marins chaque année. Le sac plastique n'est plus le bienvenu chez les commerçants. Il y a un an, les sacs les plus épais étaient interdits de nos magasins et depuis le 1er janvier, l'interdiction s'est étendue aux autres poches. Ce lundi 3 juillet marque la journée mondiale sans sacs plastiques.

Le réflexe du sac en tissu rangé dans la voiture

Entre les commerçants qui écoulent leurs stocks (et ils ont le droit ) et ceux qui utilisent des sac réutilisables, en réalité on trouve encore des sacs plastiques dans nos boutiques de Dordogne et d'ailleurs. Valérie, vend de la volaille et du foie gras sur le marché de Périgueux, elle ne voit pas comment faire autrement avec ce genre de produits même si cela lui coûte plus cher à l'achat. "Ils sont plus résistants et normalement réutilisables mais avec le sang des volailles c'est compliqué. Les gens ne reviennent pas avec sauf quand ils prennent du cou farci ou des barquettes de grillons. Nous ne pouvons pas leur donner des sacs en papier, ce n'est pas hygiénique."

Des sacs réutilisables, pas toujours pratiques selon les produits vendus par le commerçant. - Radio France
Des sacs réutilisables, pas toujours pratiques selon les produits vendus par le commerçant. © Radio France - Benjamin Fontaine

Emilie sort d'un magasin de chaussures qui ne distribue plus de sacs plastiques. Même si elle doit marcher jusqu'à sa voiture avec trois boîtes sous les bras, ça ne la dérange pas. "Parce qu'on pollue la planète. J'ai des sacs dans la voiture ou même dans mon sac à main si j'ai besoin," explique la la trentenaire. Aller faire les boutiques avec son petit sac en tissu qui se replie est devenu un réflexe. Anthony lui sort d'une grande surface avec une cagette pleine de légumes et de viande. Il a pris l'habitude de faire le tri dans le coffre de sa voiture. "J'ai une glacière pour le frais sinon j'ai des sacs réutilisables. Ce n'est pas du tout un handicap."

"Le sac biodégradable va nous coûter trois fois plus cher" - Emilie, poissonnière

Pascaline tient un étal de poissons sur le marché de Périgueux. On trouve encore des sacs en plastique sur son stand. Elle écoule son stock, mais d'ici peu elle va passer au sac biodégradable, plus écologique mais plus cher aussi. "Le prix va tripler et on va devoir le répercuter sur les consommateurs alors qu'avant on en faisait cadeau. On emballe le poisson dans du papier mais on ne va pas leur donner comme ça dans les mains," assure la commerçante. Face au dilemme du papier ou du plastique, il y a les plus radicaux qui viennent faire leur marché avec leurs récipients en verre.