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Société

Sept baigneurs sont morts en mer cet été dans les Alpes-Maritimes, malgré les recommandations des pompiers

vendredi 31 août 2018 à 17:03 Par Pauline Renoir, France Bleu Azur

La saison des plages s'achève et avec elle la surveillance des lieux de baignades. Du 1er juillet au 31 août, 470 sauveteurs ont veillé sur les Azuréens et les touristes. De Menton à Mandelieu-la-Napoule. Mais les moyens dépêchés par les pompiers n'ont pas empêché le décès de sept personnes en mer.

Les postes de secours tenus par les pompiers azuréens terminent la saison jeudi 31 août
Les postes de secours tenus par les pompiers azuréens terminent la saison jeudi 31 août © Maxppp - Sylvestre

Nice, France

Malgré un dispositif de surveillance étendu à tout le littoral azuréen, l'été a été funeste pour les baigneurs. Sur quarante-sept noyades, les pompiers ont constaté le décès de sept personnes. Malaise cardiaque, panique, détresse... Les personnes âgées ont été les premières victimes, mais l'été n'a pas épargné les plus jeunes. Des baigneurs âgés d'une trentaine d'années, imprudents. "Beaucoup surestiment leurs forces, ils partent nager longtemps et ils font des malaises loin de la plage" explique le lieutenant-colonel Olivier Riquier, le chef du groupement territorial Nice-montagne.  

Démonstration de sauvetage dans la Baie des Anges avec les sapeurs-pompiers de la Tour Rouge, le centre nautique d'intervention de Nice - Radio France
Démonstration de sauvetage dans la Baie des Anges avec les sapeurs-pompiers de la Tour Rouge, le centre nautique d'intervention de Nice © Radio France - Pauline Renoir

À la fin du mois de juillet, le bilan des noyades était déjà inquiétant en France. 552 accidents liés à la baignade ont été recensés durant une période de 35 jours. Malgré plusieurs campagnes de sensibilisation menées par le département des Alpes-Maritimes, le message ne passe toujours pas chez les baigneurs. Les règles élémentaires ne sont pas respectées. "On observe le même nombre de décès en mer chaque été, mais le nombre de sauvetages augmente" déplore René Diez, le patron des pompiers dans le 06.

La Tour Rouge, centre névralgique des interventions en mer

Située à deux pas du centre nautique au port de Nice, cette unité est la seule avec Paris à être ouverte 24h/24. Là-bas, quatre sapeurs-pompiers sont sur le qui-vive, accompagnés de deux autres pompiers tout l'été. Ils centralisent des appels et interviennent en vedette pour prêter mains fortes aux sauveteurs sur les plages. Leur zone d'intervention s'étend de l'embouchure du Var au port de Cap d'ail. Depuis le début de l'année, ils sont sortis plus de 150 fois en mer. 

Les pompiers patrouillent pour repérer les baigneurs en difficulté. - Radio France
Les pompiers patrouillent pour repérer les baigneurs en difficulté. © Radio France - Pauline Renoir

Une nouveauté depuis deux ans : la mise en place d'un patrouilleur sur le plan d'eau entre le port de Carras et Coco Beach. Un zodiac qui navigue à petite vitesse près de l'eau pour mieux repérer les baigneurs en difficulté. Le patrouilleur a sauvé 29 personnes depuis le début de l'été. Il sera à nouveau opérationnel l'été prochain. 

Manque de moyens pour prolonger la surveillance en septembre

Après la canicule, l'automne s'annonce chaud en France. Mais la surveillance des plages n'est pas prolongée en septembre. Ce n'est pas une mission obligatoire des pompiers. "La surveillance des plages est la responsabilité des maires, pas celles du SDIS" rappelle René Diez "nous sommes juste un prestataire de services." Après délibération, le SDIS a exprimé son souhait : ne pas augmenter les effectifs sur les plages en 2019. Le dispositif est onéreux : 1,13 million d'euros sortis de la poche des communes azuréennes cette année.