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Fleury-les-Aubrais : chez Noz, les rayons "non-essentiels" restent ouverts malgré l'interdiction

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Par , France Bleu Orléans

Le magasin Noz, à Fleury-les-Aubrais, continue, malgré le confinement et la fermeture des rayons non essentiels dans les grandes surfaces, à vendre des vêtements. Contacté, le groupe "va faire le point" avec le magasin concerné.

Chez Noz, à Fleury-les-Aubrais, les vêtements sont en accès libre, pourtant classés comme "non-essentiels" par le gouvernement.
Chez Noz, à Fleury-les-Aubrais, les vêtements sont en accès libre, pourtant classés comme "non-essentiels" par le gouvernement. © Radio France - Pierre-Antoine Lefort

Des rayons de vestes, des bacs de vêtements, des paires de chaussures à portée de main. Au magasin Noz, le déstockeur, à Fleury-les-Aubrais, les règles en vigueur lors de ce troisième confinement semblent quelques peu oubliées ! Alors que les magasins "non essentiels", ainsi que les rayons correspondants dans les grandes surfaces, sont censés être fermés, ici, comme a pu le constater le reporter de France Bleu Orléans, les produits passent en caisse sans le moindre souci. 

Dans le magasin Noz de Fleury-les-Aubrais, les clients arpentent les rayons "non-essentiels".
Dans le magasin Noz de Fleury-les-Aubrais, les clients arpentent les rayons "non-essentiels". © Radio France - Pierre-Antoine Lefort

"Comme c'est un peu le bazar, on ne sait pas si on peut toucher ou pas", explique Brigitte, qui sort du magasin le sac à la main et qui a profité de son passage pour faire le plein en sous-vêtements, alors que les magasins de lingerie sont, eux, fermés. Situation identique avec Chantal,  "j'ai acheté un sac et un pantalon, ce qui ne fait normalement pas partie des "essentiels". J'ai été un peu étonnée, j'avais posé la question ils m'avaient dit que c'était comme cela. J'ai pas insisté, j'en profite, je fais comme tout le monde."

Le groupe "va faire le point" avec le magasin

Dans les allées, les clients sont nombreux, à saisir les vestes, les T-Shirts, en libre service. "Les autres magasins sont fermés, je ne comprends pas pourquoi ici on pourrait acheter des vêtements. Ils ont même des chaussures alors que le marchand de chaussures est fermé", s'étonnent Martine et Jean-Luc. Effectivement, située juste en face, la boutique spécialisée a le rideau baissé. 

Situé juste en face du Noz, le magasin de chaussures est lui fermé, en respect des interdictions gouvernementales.
Situé juste en face du Noz, le magasin de chaussures est lui fermé, en respect des interdictions gouvernementales. © Radio France - Pierre-Antoine Lefort

Cette situation, déja dénoncée par des commerçants en Mayenne, bastion historique du groupe Noz, ne se reproduit pas dans tous les magasins : à Saran par exemple, du balisage à la rubalise rouge a été mis en place. La direction du groupe, qui ne souhaite pas s'exprimer au micro, affirme qu'il "y a des affichages sur les portants ou dans les bacs pour informer que les produits sont interdits à la vente. Normalement les vêtements adultes et enfants (hors puériculture), ne doivent pas passer en caisse, nous allons faire un point avec le magasin concerné." 

J'ai du mal à comprendre comment on peut profiter de ça

Elle précise que le balisage n'est pas obligatoire, mais conseillé aux magasins où les règles sont difficiles à faire respecter. Les salariés du magasin ont eux reçu comme consigne de ne pas parler à la presse. Des cadres, contactés par France Bleu Mayenne, affirment qu'ils ont reçu des directives au niveau du siège pour laisser ces rayons ouverts et "faire plaisir aux clients", précise l'un d'entre eux.

Une trentaine de magasins contrôlés sur la métropole depuis trois semaines

"Quand je vois dans certaines surfaces où il y a peu, voire pas de respect des règles qui sont appliquées et que nous, nous sommes obligés de fermer, c'est une asphyxie économique pour nous après cinq mois de fermeture", réagit Alain Liger, président régional de la fédération nationale de l'habillement et patron d'un magasin sur Orléans. 

Alain Liger, vice-président des Vitrines d'Orléans
Alain Liger, vice-président des Vitrines d'Orléans © Radio France - Antoine Denéchère

"C'est de la concurrence illégale et j'ai du mal à comprendre comment on peut profiter de ça. Je ne voudrais pas échanger avec ces gens là parce que je pense que c'est un petit peu virulent. Bon, ils profitent de certains avantages pour se dérober à des règles qui sont théoriquement applicables à tous. Voilà, ça me tend, ça devient scandaleux qu'on reste fermés, que certains métiers, je ne vais pas les citer parce que je veux vexer personne, mais il y'a des métiers qui ne sont pas plus essentiels que nous, pourquoi ces gens là sont ouverts ? Il faut absolument qu'on ouvre."

Une trentaine de contrôles depuis le début du troisième confinement

La préfecture indique que des contrôles réguliers sont effectués, soit par les policiers et gendarmes, ou par la DGCCRF, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes. Depuis trois semaines, soit le début du troisième confinement, une trentaine de contrôles ont été effectués sur différents magasins de la métropole d'Orléans, plus d'autres à Pithiviers et Gien. Les agents constatent que parfois, certains professionnels attendent les contrôles de la DGCCRF pour se mettre en conformité, soit en raison de la complexité de la réglementation, soit en raison de consignes de centrales ou de grands groupes. Des mises en demeure verbales ont été faites, à chaque fois les magasins se sont pliés aux règles. Aucune amende pour ce motif n'a été dressée dans le Loiret. 

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