Société

A Florange, le commissariat disparaît, à Hayange il ferme la nuit

Par Lucas Valdenaire, France Bleu Lorraine Nord jeudi 24 septembre 2015 à 18:33

Le commissariat de Hayange
Le commissariat de Hayange © Max PPP

Le bureau de police de Florange ferme ses portes. Celui de Hayange n'ouvrira plus que la journée. Conséquence de la baisse des effectifs policiers dans la vallée de la Fensch : les services doivent se réorganiser. Et cela ne plaît pas à tout le monde.

C'est une décision qui fait grincer des dents : la suppression pure et simple du bureau de police de Florange ainsi que la fermeture de nuit du commissariat de Hayange. La décision a été prise par la direction départementale de la sécurité publique. Elle sera effective ce lundi 28 septembre 2015. Dans la vallée de la Fensch, les effectifs policiers sont en baisse : il faut donc s'organiser. A Hayange et Florange, les deux ou trois fonctionnaires de police concernés grossiront les rangs d'autres services de l'agglomération thionvilloise. Et ce nouveau dispositif ne fait pas l'unanimité. Le maire de Hayange, Fabien Engelmann dénonce "la fin d'un service public".

Il faut garder ce commissariat de proximité, c'est un service public, on ne joue pas avec la sécurité des habitants.

Hervé Niel est le directeur départemental de la sécurité publique. C'est lui qui a pris cette décision en concertation, dit-il, avec les syndicats. Il ne parle pas de suppressions de postes mais bien de réorganisation des effectifs. Avant de justifier sa décision :

A Hayange, la nuit, un fonctionnaire répond à l'interphone avant d'appeler le commissariat de Thionville qui envoie ensuite une patrouille. Pour des raisons d'efficacité et de sécurité, il est remplacé par un interphone directement relié à Thionville. Le changement pour le public est donc inexistant. Mais nous, nous gagnons un fonctionnaire qu'on peut remettre dans une voiture pour constituer une nouvelle patrouille. Patrouille destinée à la vallée de la Fensch.

Hervé Niel : "Pour des raisons de sécurité et d'efficacité"

D'abord opposés au projet, les syndicats de police se sont laissés convaincre. Eric Bonvicini, du syndicat Alliance en Moselle explique : "nous réclamions plus d'effectifs pour viabiliser les sites mais toutes nos demandes sont restées lettre morte. Aujourd'hui, les fonctionnaires de police travaillent en insécurité, c'est ce qui nous a fait changer d'avis."

Eric Bonvicini : "Au début, nous étions absolument contre."

Selon les syndicats, l'agglomération de Thionville a perdu une trentaine de policiers en cinq ans.