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Société

Florian, conducteur de TER en Dordogne : "Je n'ai pas l'impression d'être un privilégié"

lundi 2 avril 2018 à 20:34 Par Benjamin Fontaine, France Bleu Périgord

Alors que les cheminots ont démarré deux jours de grève ce lundi soir contre la réforme de la SNCF, nous avons rencontré Florian, conducteur de train en Dordogne. Dans le métier depuis 16 ans il évoque les contraintes de son emploi et ses acquis.

Florian est conducteur de train en Dordogne. (photo d'illustration)
Florian est conducteur de train en Dordogne. (photo d'illustration) © AFP - AFP

Ils sont lancés dans la bataille. Les cheminots sont en grève depuis 19h ce lundi 2 avril contre le projet de réforme de la SNCF et de leur statut. Une grève qui va durer deux jours avant de reprendre dimanche. Ce mouvement annonce aussi deux jours de galère sur les rails. La moitié des liaisons TER sont maintenues en Aquitaine mais aucun train ne va circuler sur ces lignes. Tous les trajets se feront en bus.

"La réalité c'est qu'on cotise plus pour la retraite que les autres" - Florian, cheminot

Les cheminots veulent défendre leur entreprise et les spécificités de leur statut. Certains vivent assez mal le fait d'être pointés du doigt par le gouvernement. Florian a 37 ans, ce Périgourdin est conducteur de train depuis 6 ans. Il effectue 3.500 à 4.000 km par mois en Nouvelle-Aquitaine, toujours au départ de Périgueux. Il n'a pas franchement le sentiment d'être le privilégié que certains décrivent. "J'ai 10 RTT par an, 28 jours de congés, pas plus que la normale. Il est vrai qu'on peut partir en retraite entre 52 et 57 ans mais la réalité c'est aussi qu'on cotise plus que les autres. Il faut arrêter avec les fantasmes qu'on peut lire partout", confie le cheminot. Autre différence avec le privé, les pensions des cheminots sont calculées sur les six derniers mois de travail, contre les 25 dernières années pour les salariés du privé.

"Quand j'ai signé le contrat je connaissais les contraintes" - Florian

Florian annonce gagner un peu plus de 2.000 euros brut par mois. Avec les primes, sa feuille de paie peut parfois grimper jusqu'à 2.300 euros net. Le cheminot est passionné, malgré les contraintes de son métier : des vacations de plus de onze heures, un remplacement de dernière minute, des heures de nuit, des soirées loin de chez lui à Bordeaux ou Limoges. 'Il y a plein de souvenirs où je n'étais pas là pour le soir ou le jour de Noël, pour les anniversaires des enfants. Quand j'ai signé le contrat à 21 ans je le savais."

"L'enjeu est de sauver les petites lignes" - Florian

Le conducteur de train rappelle aussi ses responsabilités : "Il y a plein de souvenirs de soirée où je n'étais pas là pour le soir ou le jour de Noël, pour les anniversaires des enfants. Quand j'ai signé le contrat à 21 ans je le savais." Ce mardi, Florian n'ira pas travailler, il va faire grève. "Pas pour défendre mon statut, mais pour sauver le service public ferroviaire et le travail de mes autres collègues cheminots. L'enjeu est là, sauver les petites lignes qui permettent de désenclaver un département rural comme le notre."