Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société DOSSIER : Violences conjugales : un Grenelle et beaucoup d'attentes

"Fonds Catherine" : la directrice à l'égalité femmes-hommes en Bourgogne-Franche-Comté répond aux associations déçues

60 148 euros : c'est la somme que va recevoir la région Bourgogne-Franche-Comté pour lutter contre les féminicides dans le cadre du "Fonds Catherine". Les associations sont déçues. Laurence Guillet, directrice régionale à l'égalité femme homme à la préfecture de Bourgogne-Franche-Comté, explique.

La Bourgogne-Franche-Comté est l'une des trois régions qui va bénéficier du "Fonds Catherine" pour lutter contres les violences faites aux femmes au niveau local
La Bourgogne-Franche-Comté est l'une des trois régions qui va bénéficier du "Fonds Catherine" pour lutter contres les violences faites aux femmes au niveau local © Radio France - Sophie Allemand

Bourgogne-Franche-Comté, France

L'annonce de la somme allouée à la Bourgogne-Franche-Comté dans le cadre du "Fonds Catherine" a provoqué la déception des associations. Sur le million d'euros annoncé au niveau national par Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, la région ne va toucher que 60 148 euros. 

Les associations qui travaillent auprès des femmes victimes de violence dans la région considèrent que c'est insuffisant, que c'est un coup de communication et que ce n'est pas pérenne. Laurence Guillet, la directrice régionale à l'égalité femmes-hommes à la préfecture de Bourgogne-Franche-Comté, également suppléante du député Didier Martin, La République en Marche, première circonscription de Côte-d'Or, répond à ces interrogations. 

Retrouvez notre interview :

Notre interview de Laurence Guillet

60 148 euros pour toute la région : ce n'est absolument pas suffisant selon les associations 

"Il faut relativiser par rapport au poids de la région, il y a quand même treize régions métropolitaines et cinq territoires d'outre-mer pour un million d'euros. Sachant que la Bourgogne-Franche-Comté représente 4 % au total sur le national, on aurait dû avoir 40 000 euros. C'est donc plus que prévu. Évidemment on peut toujours dire que ce n'est pas suffisant mais c'est plus que ce que l'on aurait pu avoir. 

"Il faut des projets qui maillent l'ensemble du territoire" - Laurence Guillet

Ensuite c'est pas qu'une question de moyens, c'est aussi une question de projets. Il faut des projets qui maillent l'ensemble du territoire. On peut mettre en place des actions qui ne sont pas forcément coûteuses, mais qui misent sur l'engagement de l'ensemble des partenaires et qui fassent appel à d'autres financements. L'objectif c'est vraiment de déclencher quelque chose : d'engager plus les partenaires. On est conscient qu'on ne peut pas tout faire avec ça, mais cela peut permettre de mettre en place des dispositifs."

Les associations se disent : on nous demande de nouveaux projets, mais qu'est-ce que l'on va encore inventer alors qu'on a déjà fait remonter des dizaines de propositions ? 

"Il n'y a rien à inventer ! L'idée c'est de combler les manques sur une zone spécifique, extrêmement rurale, de pouvoir mettre en place un dispositif qui n'existe pas. Par exemple, le "passage de bras" : sur une communauté de communes, on a besoin de quelqu'un et d'un lieu pour le "passage de bras" de la garde des enfants, pour éviter que les parents ne se croisent. C'est typiquement le genre de projets que l'on attend. Ce sont des choses qu'elles ont déjà imaginées pour la plupart : les associations locales savent où il y a des trous dans la raquette. C'est plus une formalisation du projet, il est évident qu'en un mois et demi on va pas demander à une structure d'inventer un nouveau projet."

Les associations regrettent que ce Fonds Catherine ne soit pas pérenne. Y-a-t-il un avenir pour ces projets et ce budget ? 

"Les projets qui vont nous être proposés seront présentés au niveau national lors de la clôture du grenelle le 25 novembre. S'il s'avère qu'il y a des projets innovants que l'on peut reproduire, il y aura probablement une suite en terme de duplication ou de financements ultérieurs. Peut-être pas sous la forme d'un Fonds Catherine, mais cela peut-être pérennisé dans le cadre d'un financement classique. Il faut bien comprendre que l'on a besoin que tous les acteurs territoriaux qui travaillent sur ce sujet se rassemblent, on a un seul but commun : aider ces femmes."

Depuis le 3 septembre et jusqu'au 25 novembre, le Grenelle contre les violences conjugales a lieu à Paris. L'année dernière, 121 femmes ont été tuées par leur compagnon, déjà plus de 104 cette année.

Choix de la station

France Bleu