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Société

Food Tech : quand les nouvelles technologies arrivent dans nos assiettes

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Par , France Bleu Auxerre

La 2e édition du Food Use Tech est organisée jeudi et vendredi à Dijon : un événement dédié aux usages du digital dans tous les domaines de l'alimentation : du champ à l'assiette. En Bourgogne aussi, le numérique donne des idées aux créateurs d’entreprise et change la vie des consommateurs.

Il existe des dizaines d'applications dans le domaine de l'alimentation
Il existe des dizaines d'applications dans le domaine de l'alimentation © Maxppp - Olivier Arandel

Une application pour trouver une recette avec ce qui reste dans votre frigo, une autre pour décrypter les étiquettes des produits, au supermarché, livraisons de plats faits maison, réservation de chefs à domicile… les nouvelles technologies donnent des idées et des ailes aux entrepreneurs de la Food Tech, comprenez « technologie de l’alimentation ».  La 2e édition du salon "Food use tech" est d'ailleurs organisée les 20 et 21 septembre à Dijon.

Intelligence artificielle, robotisation, objets connectés, applications mobiles... autant d'innovations qui répondent aux nouveaux besoins des producteurs et des consommateurs. En Bourgogne, à Dijon, Sébastien Bricout, passionné de vin, a lancé un magasin virtuel baptisé "domaine du goût". 

Le digital permet d'avoir tout de suite une zone de chalandise plus large (Sébastien Bricout)

Il propose un service inédit : envoyer des échantillons chez le client, qui peut goûter tranquillement et choisir le vin qu'il préfère, avant de se faire livrer trois bouteilles. "En fait, le digital permet deux choses : ça permet d’aller plus vite dans la phase de tests et de réflexion. Ça permet de tester le concept au niveau national assez facilement. Et puis ça permet d’avoir tout de suite une zone de chalandise qui n’est plus simplement une ville, une région ou un département mais toute la France. Je le vis au quotidien depuis le mois de juin où je me suis lancé. J’envoie des coffrets et des bouteilles aux quatre coins de la France", explique l’entrepreneur, qui reconnait tout de même que l’investissement est lourd, car créer un site internet performant coûte assez cher. 

Autre exemple, près de Dijon : la société Deaverde de Mario Rega propose deux produits innovants : la Notiphy box, un objet connecté implanté au pied des vignes ou dans les parcelles d’horticulture. "Il permet de visualiser le délais de rentrée en parcelles, c’est-à-dire le délais imposé par la loi, pendant lequel il est interdit de rentrer dans les parcelles, parce qu’on risque de se contaminer avec les pesticides et c’est dangereux pour la santé", explique Mario Rega. 

Le digital est un outil très puissant pour créer de nouvelles manières de produire (Mario Rega)

Et à côté de cet objet, il y a le logiciel Notiphy qui permet de signaler la présence de produits phytosanitaires sur les parcelles via e-mail ou sms. Et l’idée lui est venue… en marchant ! "J’habite en Bourgogne depuis 2008, j’aime bien me balader dans les vignes, dans la campagne. Et j’ai remarqué que souvent, je rentrais à la maison et je sentais le produit chimique, le souffre, et j’ai trouvé dommage qu’il n’existe pas quelque chose pour notifier la présence des produits dans ces parcelles. Pour me protéger et protéger mes amis".

Pour Mario Rega, le digital n'a que des avantages, aussi bien pour les consommateurs que pour les producteurs : "le digital est un outil très puissant, qui permet d’aller de l’avant, de créer de nouvelles manières de faire de l’agriculture, de contrôler la production, d’avoir une traçabilité plus efficace. Et puis ça peut aussi aider les utilisateurs finaux, c’est à dire les consommateurs, à faire leur choix, à trouver le bon produit avec toutes les informations. C’est portable, c’est rapide, c’est beaucoup plus efficace", conclut ce biologiste de formation. 

Le digital est partout. Amazon fait très peur à la grande distribution et dans les villes, les services de livraisons de repas explosent (Mathieu Chapuis)

A Auxerre, Matthieu Chapuis a créé en février dernier "Toqtoque", le service de livraison de repas à domicile du traiteur « Festins de Bourgogne » : "Le digital est partout. Amazon fait très peur à la grande distribution, les systèmes de "click and collect" se généralisent dans les magasins. Et dans toutes les grandes villes, les services de livraison de repas explosent", analyse le jeune homme. 

Toqtoque emploie 4 personnes et livre entre 25 et 30 repas par jour à Auxerre : "le plus difficile, c’est d’amener les gens à commander une première fois. Ensuite, le taux de recommande est de 50%, ce qui est énorme dans le secteur", ajoute Matthieu Chapuis, qui espère arriver à un chiffre de 100 repas livrés chaque jour d’ici 6 mois.

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