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Société

Football : Cela m'énerve qu'on compare toujours les filles aux garçons

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Par , France Bleu Maine

Sonia Baloche est agacée par les polémique qui entoure l'équipe de France féminine. La responsable du pole féminin du club de Changé aimerait que l'on parle des résultats des bleues et non pas de leur manière de jouer par rapport aux garçons.

L'équipe de France féminine de football au stade de la Source à Orléans en mai dernier
L'équipe de France féminine de football au stade de la Source à Orléans en mai dernier © Radio France - Johan Gand

Le Mans

Alors que la coupe du monde féminine bat son plein, Sonia  Baloche en a marre que les filles de l'équipe de France soient systématiquement comparées aux joueurs de Didier Deschamps et parfois dévalorisées. "C'est pourtant le même sport avec les mêmes règles" explique la responsable du pôle féminin de club de Changé, dans la Sarthe. "On ne peut demander à une fille de faire la même chose qu'un garçon et à un garçon de faire la même chose qu'une fille. Il y a des lois physiologiques qui font que ce n'est pas possible mais après cela reste du foot". Sous-entendu : les filles ne tapent pas à la baballe, elles jouent comme les garçons. Ce n'est pas l'avis de tout le monde.  Le journaliste Michel Izard qui a une chronique dans le journal de TF1 de Jean Pierre Pernault note, en parlant des joueuses de la coupe du monde, qu’ « avec des gestes si délicats au bout de doigts si fins, on peut comprendre que certains aimeraient être à la place de la balle ». 

Extrait du reportage du journaliste de TF1 Michel Izard dans le journal de 13H du mardi 18 juin

C'est dommage et déplacé

Sonia Baloche trouve cette sortie "déplacée" mais elle n'est pas surprise. Même si les mentalités ont évolué autour du foot au féminin, il reste encore beaucoup de clichés. "D'ailleurs, j'en ai marre qu'on parle plus de propos sexistes ou de polémiques dans cette coupe du monde que de jeu". Chargé du pôle féminin du club de Changé, elle revendique "une centaine de joueuses sur 450 licenciées". Il y a aussi des femmes qui arbitrent et des entraîneuses. " D'après ce que je sais, cela ne dérange pas les garçons".