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Société

Forte hausse des agressions et des incivilités dans les bureaux de Poste de Marseille et des Bouches-du-Rhône

lundi 2 juillet 2018 à 16:06 Par Fabien Le Dû, France Bleu Provence et France Bleu

370 incidents ont été répertoriés dans les bureaux de poste du département, notamment à Marseille, en 2018. En augmentation de 71%. Les syndicats dénoncent le manque de personnels pour faire face à l'accueil du public, la direction lance un appel au civisme.

Les délais d'attente sont parfois très long
Les délais d'attente sont parfois très long © Radio France - Fabien LE DU

Agressions verbales, insultes, menaces  de mort, et même des coups de poing et des coups de pied, le personnel de la Poste des Bouches-du-Rhône et de Marseille est en première ligne. Depuis début 2018, 28 agressions physiques ont été répertoriées.

Des files d'attente jusque sur les trottoirs

Une tension sociale dénoncée par la direction de la Poste et par les syndicats, qui divergent toutefois sur les explications à ces incivilités.

Au bureau de poste de la Belle de Mai (3e), les usagers reconnaissent qu'il y a des tensions au quotidien. "Parfois on attend une heure pour s'entendre dire qu'il faut revenir" témoigne un client ulcéré. "C'est au service financier que les tensions sont les plus grandes, les gens ne comprennent pas toujours qu'il y a des dossiers à remplir, des délais d'attente, etc." raconte Ibrahim Ali.

Des vigiles dans les bureaux sensibles

Pour Françoise, usagère régulière, "les gens sont aussi impatients, et violents, ça monte très très vite dans les tours".

Pourtant dans ce bureau de poste des agents viennent à la rencontre des usagers, les conseillent, les orientent, les accueillent. Un vigile est également présent pour apaiser les tensions.

"Nous avons recruté une trentaine de chargés de clientèle dans les bureaux à risque, nous faisons de la prévention et de la pédagogie en permanence, explique nathalie Laffite, directrice adjointe dans les Bouches-du-Rhône".

"C'est la foire d'empoigne" (Emmanuel Lefort, membre CGT du CHSCT)

Des mesures insuffisantes selon la CGT. "On a supprimé des emplois, il n'y a plus assez de monde pour accueillir le public, dans certains bureaux comme Castellanne ou Belle de mai" affirme Frédéric Béringuier, membre du comité technique, "les files d'attente débordent jusque sur les trottoirs". "Aujourd'hui il n'y a plus assez de chaises pour s'asseoir, les délais d'attente sont trop long, parfois il n'y a plus de ticket pour indiquer l'ordre de passage, c'est la foire d'empoigne" ajoute Emmanuel Lefort, membre du CHSCT pur la CGT.

Des bureaux contraints de fermer

Au bureau de Castellanne  (rouvert depuis vendredi) le personnel a cessé le travail pendant 3 jours pour protester contre une vingtaine d'incidents grave depuis le début de l'année. Des fermetures de bureaux qui reportent l'affluence sur les autres sites, "et qui nous empêchent de bien servir nos clients, tout le monde doit le comprendre" ajoute Nathalie Laffite.