Société

Foucherans : les aide-soignantes des Opalines continuent la grève

Par Olivia Chandioux, France Bleu Besançon lundi 10 avril 2017 à 20:21

13 salariés sont en grève depuis le lundi 3 avril.
13 salariés sont en grève depuis le lundi 3 avril. © Radio France - Olivia Chandioux

Ce lundi était leur huitième jour de grève. 13 salariés de la maison de retraite des Opalines à Foucherans dans le Jura sont donc en grève. Elles réclament quatre embauches et des hausses de salaires, mais n'ont pas été entendues jusqu'à maintenant.

En grève depuis le lundi 3 avril, les aide-soignantes de la maison de retraite des Opalines, à Fousserans, près de Dole, se plaignent du manque de personnel pour aider les personnes âgées. Elles réclament quatre embauches et une revalorisation du travail le dimanche, mais n'ont pas été entendues jusqu'à maintenant.

Avec le manque d'effectif, la qualité des soins se dégrade", Carine, aide-soignante

Pour remplacer le personnel gréviste, la direction a fait appel à des salariés des autres établissements Opalines (il y en a trois dans le Jura). Mais le manque d'effectif est toujours criant, et d'après Carine aide soignante en grève la qualité des soins s'est dégradée depuis une semaine : "Depuis qu'on a arrêté le travail ils ont fait appel à des soignantes des Opalines de Chamblay et de Fraisans. Au quotidien c'est difficile de donner de la dignité et du confort à nos résidents, donc là avec des gens qui viennent ponctuellement faire des toilettes, la prise en charge n'est pas à la hauteur de ce que mérite un être humain dépendant."

Depuis neuf jours, le personnel en grève campe chaque jour devant les grilles de la maison de retraite. - Radio France
Depuis neuf jours, le personnel en grève campe chaque jour devant les grilles de la maison de retraite. © Radio France - Olivia Chandioux

Je ne supporte plus de voir mon père dans cet état là." Alain Girard, fils d'un des pensionnaires de la maison de retraite

Les dix aide-soignantes en grève ont été rejointes par trois autres salariées. Et elles ne sont pas les seules à dénoncer ce manque d'effectif. Les familles de pensionnaires commencent à grogner aussi. Alain Girard est le fils de l'un d'entre eux. Il n'accuse pas le personnel qui fait son possible, mais la direction : "C'e n'est plus vivable pour nos parents. Dimanche je suis allé voir mon papa, l'aide-soignant était seul alors à 16 heures il commençait déjà à mettre les pensionnaires en pyjama dans leur chambre. C'est pire qu'une prison ! Moi je suis rentré avec les larmes aux yeux, je ne peux plus voir mon papa dans un état comme ça, pas rasé et baignant dans ses urines. Il risque de se passer un drame si la direction ne fait pas quelque chose." Pourtant pour le moment les discussions sont au point mort et les grévistes tiennent bon.