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Dossier : Mouvement des "gilets jaunes"

Fourrières et forces de l'ordre en civil mobilisées face au gilets jaunes dans la Drôme

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Par , France Bleu Drôme Ardèche

Les préfectures de Drôme et d'Ardèche s'organisent pour le mouvement des gilets jaunes de ce samedi 17 novembre. Un mouvement inédit, difficile à appréhender en amont.

Les gilets jaunes, lors d'une réunion de préparation du 17 novembre à Montélimar (Drôme)
Les gilets jaunes, lors d'une réunion de préparation du 17 novembre à Montélimar (Drôme) © Radio France - Suzanne Shojaei

La préfecture de l'Ardèche a eu une seule déclaration officielle de manifestation sur la quinzaine de rassemblements prévus. La préfecture de la Drôme "n'a pas vraiment eu de déclaration." 

Eric Spitz, le préfet de la Drôme, invité sur France Bleu Drôme Ardèche ce vendredi matin, explique : "nous avons surveillé les réseaux sociaux, nous avons invité les personnes qui animent ces réseaux sociaux et ces appels à manifester à la préfecture, et nous avons essayé de les convaincre de déclarer. Ce n'est pas une autorisation que donne le Préfet. Simplement, en déclarant quelques jours en avance les points qui vont être bloqués, on peut mobiliser les forces de l'ordre pour faire des déviations, on peut négocier un certain nombre de points, et donc assuré la liberté de manifester et assuré la liberté de circulation des autres automobilistes."

"C'est un mouvement inédit. On transfère une mobilisation de la blogosphère à la réalité." - Eric Spitz, préfet de la Drôme

Le préfet de la Drôme a connaissance d'une dizaine de manifestations, essentiellement dans le couloir rhodanien. Il estime qu'il y aura une centaine de véhicules, entre 500 et 800 manifestants mais ne peut pas être sûr de ces estimations : "il peut y en avoir beaucoup moins comme beaucoup plus.  C'est une vraie préoccupation. C'est un mouvement inédit. On transfère une mobilisation de la blogosphère à la réalité."

Des PV et des poursuites pénales plusieurs semaines après ?

La préfet de l'Ardèche, Françoise Souliman, est ferme. Le blocage complet d'une route ne sera pas toléré : "pour des raisons évidentes de sécurité sanitaire : il y a des personnes qui peuvent avoir besoin de soins, et il serait intolérable qu'elles n'en aient pas. Et puis il y a aussi une liberté d'aller et venir qui ne doit pas être bafouée. Il peut y avoir des barrages filtrants, des alternats, mais pas de blocage."

"Nous ne tolérerons pas le blocage" explique Françoise Souliman, Préfet de l'Ardèche

Position plus nuancée dans la Drôme. La Préfecture ne tolérera pas le blocage d'accès aux hôpitaux, le blocage d'ambulances, de pompiers. Pour les autres blocages éventuels, Eric Spitz explique : "il y a aussi un principe de réalité, on va discuter. Si ces blocages gênent la population au point que nous ne puissions organiser de déviation pour les automobilistes, j'ai mobilisé les fourrières." 

"Sur chaque point, un travail de la police et gendarmerie en civil pour récupérer des images des blocages" - Eric Spitz, préfet de la Drôme

Des policiers et des gendarmes en civil seront dans les rassemblements pour relever des informations. Le délit d'entrave ne sera pas forcément sanctionné sur-le-champ, mais dans quelques semaines. "Sur chaque point, il y a un travail de la police et gendarmerie en civil pour récupérer les photos et les images de ces blocages, les immatriculations des véhicules. Cela ne donnera pas lieu à intervention dès samedi, mais les forces de l'ordre constitueront un dossier. Cela pourrait ensuite, dans les semaines à venir, se révéler un délit d'entrave, et avoir des conséquences pécuniaires voire pénales importantes" détaille Eric Spitz.

Policiers et gendarmes en civil pour prendre des photos des blocages et éventuellement sanctionner plus tard. - Eric Spitz, Préfet de la Drôme

Le préfet de la Drôme fait confiance aux manifestants pour qu'il n'y ait pas de débordements : "ce que je peux connaître de la Drôme depuis 3 ans, c'est qu'il y a quand même de la part de tous les acteurs et de la population un sens du devoir civique assez élevé, un sens des responsabilités. C'est la raison pour laquelle je suis d'un optimisme - disons - prudent."

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