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Société

Foyer Bara de Montreuil : le tribunal administratif le juge dangereux

jeudi 1 novembre 2018 à 10:53 Par Rémi Brancato, France Bleu Paris

Première victoire pour le maire de Montreuil et les résidents du foyer Bara pour travailleurs migrants : saisi par le préfet de Seine-Saint-Denis, le tribunal adminsitratif de Montreuil a reconnu ce mercredi sa dangerosité. Le préfet la contestait.

Le foyer Bara de Montreuil, en septembre 2018
Le foyer Bara de Montreuil, en septembre 2018 © Radio France - Rémi Brancato

Montreuil, France

C'est une première victoire juridique pour le maire de Montreuil, en Seine-Saint-Denis et les résidents du foyer Bara pour travailleurs migrants. Le tribunal administratif (TA) de Paris a rejeté ce mercredi la demande du préfet de faire annuler un arrêté qui rend inhabitable le foyer, que le maire et les résidents jugent insalubre et dangereux. La justice reconnaît donc cette dangerosité.

Un risque d'effondrement et d'incendie

Toiture non étanche, murs porteurs fragiles, installations électriques dangereuses, le juge des référés considère dans sa décision que le foyer risque "de s'effondrer et de prendre feu à tout moment".  

Dans un communiqué, la ville de Montreuil "appelle toutes les parties prenantes à trouver une solution le plus rapidement possible afin de mettre en sécurité [les résidents encore dans le foyer] tout en procédant sans plus attendre à leur relogement".

Le 26 septembre dernier, le maire de Montreuil (PCF), Patrice Bessac, a réquisitionné des locaux vides de l'AFPA, appartenant à l'Etat pour y loger une partie des travailleurs migrants de Bara. Plus de 200 ont déjà quitté le foyer. Une centaine d'autres seraient encore sur place. Mais cette réquisition a été jugée illégale, le 19 octobre, par le tribunal administratif qui a ordonné l'évacuation.

Le préfet veut installer "des modulaires" sur un terrain réquisitionné

Dans un communiqué publié mercredi soir, le préfet de Seine-Saint-Denis a pris acte de la décision du TA de Paris, qui juge dangereux le foyer Bara. Il annonce "l'installation de modulaires sur un terrain d'ores et déjà réquisitionné par l'Etat", situé rue de Rosny dans le Haut Montreuil. Cette solution est contesté par la ville de Montreuil qui souhaite que les résidents puissent rester, le temps de la destruction et de la reconstruction du foyer, dans les locaux de l'AFPA réquisitionnés illégalement.

Le préfet annonce annonce vouloir organiser une réunion avec la mairie et le gestionnaire du foyer, Coallia, "dans les tous prochains jours".