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Frais de scolarité : des étudiants "révoltés" par les méthodes du CHU de Nantes

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Par , France Bleu Loire Océan

Une vingtaine d'étudiants en soins infirmiers ont manifesté, ce jeudi matin, devant le CHU de Nantes, pancartes à la main. Ils réclament l'annulation de certains frais complémentaires exigés par la direction de l'hôpital et qu'ils jugent illégaux. Plus de 300 étudiants sont concernés par ces frais.

Une vingtaine d'étudiants en soins infirmiers ont manifesté, ce jeudi matin, devant le CHU de Nantes pour demander l'annulation de frais qu'ils jugent illégaux.
Une vingtaine d'étudiants en soins infirmiers ont manifesté, ce jeudi matin, devant le CHU de Nantes pour demander l'annulation de frais qu'ils jugent illégaux. © Radio France - Florian Cazzola

"Frais illégaux, c'est la goutte d'eau". Sous la banderole accrochée pour l'occasion sur les grilles du bâtiment administratif du CHU de Nantes,  une vingtaine d'étudiants en soins infirmiers sont assis en rond, pancarte à la main. Ils continuent de réclamer l'annulation de certains frais complémentaires, illégaux selon l'arrêté ministériel du 23 janvier 2020, réclamés depuis de longs mois par la direction de l'hôpital de la Cité des Ducs. Le bras de fer entre les deux parties durent depuis plusieurs mois. Et dans ce dossier, le CHU ne compte pas céder. Dernier épisode en date, au début du mois, il a mandaté des huissiers pour prélever entre 203 et 248 euros sur les comptes bancaires des étudiants en soins infirmiers.

Le seul CHU de France à réclamer encore ces frais

Les étudiants infirmiers s'appuient sur une phrase pour justifier l'illégalité de la procédure. "Aucun droit de scolarité ou frais complémentaire ne peut être exigé de la part de l'université auprès de l'étudiant à l'issue de son inscription", est-il écrit dans l'article 1 de l'arrêté du 31 juillet 2009 modifié, relatif au diplôme d'Etat d'infirmier. "C'est le seul IFSI (institut de formation en soins infirmiers, ndlr) de France qui continue à faire ces rappels d'huissiers, à effectuer des saisies bancaires, regrette Félix Ledoux, président de la Fédération des étudiants en soins infirmiers et qui a fait le déplacement depuis Paris, ce jeudi, spécialement pour soutenir les étudiants. Aujourd'hui on nous dit que la décision ne peut pas être prise sans l'accord d'un directeur général, sans la compensation de la région pour le financement de la formation."

Sur les 300 étudiants concernés par le paiement de ces frais comprenant entre autre la location et l'entretien des tenues, une centaine d'entre eux ont refusé de payer la somme. "J'ai refusé de les payer parce-que c'est quelque chose d'illégal, colère Manon, étudiante en troisième année. Pourtant, j'ai été prélevée il y a une semaine de 248 euros. Et vu qu'il n'y avait pas la somme sur mon compte courant, ils se sont servis sur mon compte épargne, c'est révoltant."

Vers un apaisement de la situation ? 

Comme Manon, ils sont une vingtaine à avoir vu leur compte bancaire ponctionné. Et la méthode fait grincer des dents. "Pour avoir beaucoup travaillé pendant la période Covid et traversé des choses difficiles, je trouve ça scandaleux, confie Gladys, qui entre dans sa deuxième année à l'IFSI de Nantes. En plus, on ne nous a pas prévenus, il n'y a eu aucune communication, ce sont des méthodes mesquines." "Et quand on contacte le CHU, il ne nous donne pas de réponse", regrette une autre future infirmière. 

La situation pourrait toutefois se débloquer dans les prochains jours. A l'issue d'une réunion entre une délégation d'étudiants, la direction de l'hôpital s'est donnée jusqu'à lundi et la rentrée scolaire des étudiants en soins infirmiers pour clarifier sa position sur le paiement ou non des frais dits complémentaires. Un dénouement positif ressemblerait à une petite victoire pour ces étudiants amers après le Ségur de la Santé au cours duquel leur ministre de tutelle, Olivier Véran, a acté "une revalorisation de 20 centimes de l'heure pour les étudiants en soins infirmiers en stage, qui sont désormais défrayés à hauteur d'un euro de l'heure", dixit Félix Ledoux.

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