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Société

À Rouen, cinq ans de belles rencontres grâce au programme « duo pour demain » de France Terre d’Asile

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Par , France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure)

Pour aider les réfugiés à s'intégrer, France Terre d’Asile a mis en place il y a cinq ans un programme de duos avec des parrains et marraines. Un programme qui a fait ses preuves.

Il existe aujourd’hui 200 duos à Rouen.
Il existe aujourd’hui 200 duos à Rouen. © Radio France - Noémie Lair

Rouen, France

Lorsque Laëtitia et ses deux enfants, Juliette et Gaspard, rejoignent Thérézine devant les studios de France Bleu, leur complicité saute aux yeux. Laëtitia la résume avec ces quelques mots : « Thérézine fait partie de la famille. »

La rencontre entre cette mère de famille rouennaise et cette sud-soudanaise remonte à mai 2018, via le programme « duo pour demain » de l’association France Terre d’Asile. Ce dispositif, né il y a cinq ans à Rouen, met en relation un réfugié avec un parrain ou une marraine pour l’aider à s’intégrer, créer du lien social et découvrir la France. « Cela prend différentes formes : manger ensemble le dimanche midi, faire des sorties culturelles, du sport ou encore apprendre le français, explique Dorothée Taconnet, directrice du pôle intégration de France Terre d’Asile à Rouen. Le programme a pris une ampleur nationale et on compte désormais 600 duos en France dont 200 à Rouen. »

Plus de 90 % de réussite

Pour que chaque duo fonctionne, il y a un réel travail en amont dans le choix du parrain ou de la marraine. C’est la tâche de Léa qui « fait remplir un questionnaire pour trouver des points communs ». Il y a ensuite un suivi avec notamment une charte qui engage à minimum deux rencontres par mois pendant six mois. Plus de 90 % des duos ont fonctionné et souvent perdurent au-delà du cadre de l’association.

Seul bémol aujourd’hui : le manque de bénévoles pour être parrain ou marraine.

« Ce que j’ai aimé, c’est l’humanité que j’ai trouvée dans cette famille. »

Pour Laëtitia, sa famille et Thérézine, tout s’est fait très naturellement. Il s’agissait dans un premier temps de faire découvrir le système bancaire français, la location d’appartement, etc. Et puis au fur et à mesures, Thérézine a participé aux sorties en famille à Vivacité, au festival de cerf-volant de Dieppe et « aux balades sur les quais », raconte Juliette.

« Ce que j’ai aimé, c’est l’humanité que j’ai trouvée dans cette famille. Les parents, les grand-parents et les enfants m’ont acceptée », détaille Thérézine.

Alors, lors du réveillon, il y avait forcément une place pour elle autour de la table et des cadeaux au pied du sapin.

Thérézine fait désormais partie de la famille de Laëtitia, Juliette et Gaspard. - Radio France
Thérézine fait désormais partie de la famille de Laëtitia, Juliette et Gaspard. © Radio France - Noémie Lair

Aujourd’hui, sans doute grâce à cette nouvelle famille, Thérézine est parfaitement intégrée en France et espère que ses enfants pourront la rejoindre rapidement. Il ne lui manque plus qu’un emploi. Elle était DRH dans un ministère au Soudan et cherche ici du travail dans la comptabilité.

Des points communs et des points positifs

L’amitié entre Maud et sa filleule est plus récente mais démarre sur les mêmes bases. Un de leurs points communs se devine facilement, au ventre arrondi de Maud et à la naissance il y a quelques mois du bébé de Moteea, une jeune maman syrienne. « Le lien s’est fait très naturellement, c’est très sympa », souligne Maud.

Et les marraines, Laëtitia et Maud, font le même constat : « Ça nous apporte autant à nous que ça leur apporte à elles. »

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