Société

Réorganisation économique : François Bonneau "ne veut pas refaire le puzzle" avec le Département

Par Stéphane Barbereau, France Bleu Orléans mardi 29 mars 2016 à 16:30

François Bonneau, le président (PS) du Conseil Régional
François Bonneau, le président (PS) du Conseil Régional © Radio France - Stéphane Barbereau

la Région Centre Val de Loire lance, ce mardi, les Etats Généraux du développement économique et de l'Emploi. Plus de 500 personnes (chefs d'entreprise, élus, syndicalistes) se réunissent toute la journée au Parc des Expositions. Un objectif : fixer la politique économique de la région d'ici 2021.

6 dates, 6 départements, 6 thèmes autour du développement économique. Une ligne directrice : comment créer davantage d'emplois dans la région ? Le Conseil Régional lance ce mardi les états généraux du développement économique. Toute la journée, au parc des expositions d'Orléans, les tables rondes vont se multiplier autour de l'industrie : comment aider les PME de cette filière qui pèse 20% des emplois dans la région (contre 15% au plan national) ?

Simplifier les aides aux entreprises

La Loi Notre (Nouvelle Organisation Territoriale de la République) réorganise les compétences entre les collectivités (communes, intercommunalités, département, région). Dans le domaine économique, c'est désormais la région qui est chef de file, comme le rappelle François Bonneau qui y voit une clarification essentielle :

ce que nous entendions c'est que c'était trop compliqué. Les entreprises ne s'y retrouvaient pas. Le système n'était pas performant, mobilisait des moyens pour une efficacité qui n'était pas optimale

F. Bonneau veut simplifier les aides aux entreprises

Désormais, les régions vont voter des schémas régionaux de développement économique de l'international et de l'innovation, les intercommunalités s'occuperont d'immobilier et de foncier.

Quel avenir pour Loire et Orléans Eco ?

A écouter François Bonneau, le département du Loiret sera donc totalement absent de cette compétence. C'est pourquoi les conseils départementaux d'Indre et Loire et d'Eure et Loir ont déjà fermé leur agence de développement économique. Qu'en sera-t-il dans le Loiret avec l'agence Loire & Orléans Eco qui regroupe le Département, l'Agglo, la CCI et l'Udel (le Medef local) ? Il faut s'attendre à des bouleversements annonce, en creux, le président du Conseil Régional :

Nous en débattrons avec les responsables d'aujourd'hui. Mais la réorganisation économique ce n'est pas refaire le puzzle à l'identique sans quoi on aura toujours la même complexité. Il faut réorganiser pour être simple, lisible, réactif et proche des besoins des entreprises

F. Bonneau réclame 10 000 000 € pour les nouvelles compétences économiques

Et le président socialiste de la Région estime à un peu plus de 10 millions d'euros le montant des transferts de compétence dans le développement économique entre le conseil départemental et le conseil régional. De l'argent supplémentaire qui devrait arriver dans le budget régional l'an prochain, François Bonneau plaidera la cause des Régions ce mercredi soir, en tant que président délégué de l'ARF (Association des Régions de France) lors d'une rencontre avec Manuel Valls :

Il faut que les moyens, à l'identique, viennent vers les régions pour créer cet écosystème régional qui permettra à des PME d'innover et de se développer.

François Bonneau dans les studios de France Bleu Orléans - Radio France
François Bonneau dans les studios de France Bleu Orléans © Radio France - Stéphane Barbereau

Ce transfert d'argent est essentiel pour soutenir et relancer l'économique pour François Bonneau.

La fin des TGV Lille-Roissy-Orléans-Brive

Le président de la Région a également réagi ce mardi matin à la suppression des TGV Lille-Brive qui s'arrêtait en gare des Aubrais 4 jours par semaine. La SNCF a décidé de les supprimer à compter du 30 mai par souci d'économie. Ce qui a valu une vive critique de Charles-Eric Lemaignen, le président (LR) de l'Agglomération d'Orléans :

François Bonneau se défend de tout manque de volonté politique et critique lui aussi le choix de la SNCF :

Je souhaitais que nous continuions en augmentant la communication. Les autres régions et la SNCF ne l'ont pas souhaité. La Région ne pouvait pas seule porter cela. La volonté politique, elle a été de le créer, de le soutenir. Ce TGV n'a pas trouvé sa clientèle.

F. Bonneau défend son volontarisme politique sur le TGV Lille-Brive

Lancé en 2008, ce train n'a jamais trouvé son public : les rames étaient rempli en moyenne à 30%.