Société

François Hollande reconnaît la responsabilité de la France dans l'internement des Tsiganes sous Vichy

Par Isabelle Gaudin, France Bleu Poitou et France Bleu samedi 29 octobre 2016 à 12:14 Mis à jour le samedi 29 octobre 2016 à 17:46

Des Tziganes se recueillent sur le site de l'ancien camp d'internement de Montreuil-Bellay
Des Tziganes se recueillent sur le site de l'ancien camp d'internement de Montreuil-Bellay © AFP - Franck Perry

Le Président de la République a reconnu samedi la responsabilité de la France dans l'internement de milliers de Tsiganes durant la seconde guerre mondiale. François Hollande a prononcé un discours d'hommage sur le site de l'ancien camp d'internement de Montreuil-Bellay (Maine-et-Loire).

C'est la première fois qu'un Président de la République se rend sur le site de l'ancien camp d'internement de Montreuil-Bellay (Maine-et-Loire). Samedi matin, François Hollande a commencé son discours d'hommage par ces mots : "Le jour est venu et il fallait que cette vérité soit dite (...) La République reconnaît la souffrance des nomades qui ont été internés et admet que sa responsabilité est grande dans ce drame".

Plus de 2000 Tsiganes internés à Montreuil-Bellay

Cette reconnaissance officielle était très attendue par la communauté tsigane. Montreuil-Bellay a été le plus grand de la trentaine de camps gérés par le régime de Vichy jusqu'en 1946. Plus de 2000 nomades y ont été internés novembre 1941 à janvier 1945. Une centaine y sont morts. Au total dans tous les camps français, cela représente près de 6.500 Tsiganes.

François Hollande se recueille quelques minutes devant le monument en mémoire aux tziganes internés à Montreuil-Bellay - Radio France
François Hollande se recueille quelques minutes devant le monument en mémoire aux tziganes internés à Montreuil-Bellay © Radio France

Vers une abolition de la législation d'exception sur les gens du voyage ?

François Hollande a aussi émis le souhait que la législation d'exception sur les gens du voyage, montrée du doigt par les associations, soit bientôt abolie. Une discussion est en cours au Parlement dans le cadre du projet de loi Egalité et citoyenneté. Il faut savoir que depuis 1969, les gens du voyage doivent détenir un carnet de circulation sous peine d'amende. Ils doivent aussi être rattachés à une commune.

Sur chaque colonne du monument figurent les noms des 473 victimes gravés sur les briques.  - Radio France
Sur chaque colonne du monument figurent les noms des 473 victimes gravés sur les briques. © Radio France

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