Société

François Hollande veut "arracher les électeurs au FN"

France Bleu mercredi 4 mars 2015 à 9:02

François Hollande, le 21 février dernier au Salon de l'Agriculture
François Hollande, le 21 février dernier au Salon de l'Agriculture © MaxPPP

Le Président de la République veut convaincre les électeurs du Front national que "le FN est tout sauf le parti de la République" : dans une interview accordée à des lecteurs du Parisien/Aujourd'hui en France et publiée ce mercredi, François Hollande annonce vouloir endiguer la montée du parti de Marine Le Pen.

A moins d'un mois des élections départementales, la guerre contre le FN est lancée, mais ce sera une guerre d'idées , a prévenu le président de la République : s'il faut aller les chercher, c'est pour "les convaincre " que "les propositions du FN sont autant de reculs pour notre pays " : 

"La seule attitude à avoir, c'est d'aller chercher les électeurs du FN, les arracher même, pour leur parler et les convaincre".  — François Hollande, président de la République

Le chef de l'Etat a répondu dans les colonnes du Parisien/Aujourd'hui en France aux questions de huit lecteurs du journal de mercredi, sur des sujets de société. Mais c'est surtout la montée du Front national qui a retenu l'attention du Président parmi les questions des lecteurs. Alors que les intentions de vote montent à 33% pour le FN dès le premier tour des départementales, François Hollande parle d'un "échec collectif " quand un parti d'extrême-droite est le premier parti de France.  

"Pas de solution magique " contre le chômage

"Si le FN est dans la République, c'est tout sauf le parti de la République ", affirme-t-il. En revanche, le Président joue l'apaisement vis-à-vis de l'UMP, et en particulier de son prédécesseur Nicolas Sarkozy. "Chaque fois que Nicolas Sarkozy, ou tout autre, apporte des propositions, la démocratie est garantie " , assure-t-il face à ses interlocuteurs. 

Lors de cette interview, François Hollande a également évoqué plusieurs sujets d'actuailité, dont les impôts. "Il n'y aura pas d'augmentation d'impôts pour les années 2015, 2016 et 2017 ", a-t-il promis, tenant à "être très clair ". Quant à la lutte contre le chômage : "Il n'y a pas de solution magique " , a reconnu le Président, qui affirme toutefois continuer à prendre des mesures : "J'ai demandé d'ouvrir un chantier pour encourager les embauches dans les PME, afin de leur donner plus de souplesse ".