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Fraude à la carte bancaire : près d'un client sur trois n'a pas été remboursé par sa banque cette année

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Par , France Bleu
France

Près d'un tiers des victimes de fraudes n'ont pas été remboursées par leur banque cette année, un chiffre en augmentation alerte ce jeudi l'association UFC-Que Choisir. Ces fraudes concernent principalement les paiements sans contact et les paiements en ligne.

Depuis le début de la crise sanitaire, les paiements par carte bancaire "sans contact" s'imposent en France pour freiner la propagation de l'épidémie de Covid-19.
Depuis le début de la crise sanitaire, les paiements par carte bancaire "sans contact" s'imposent en France pour freiner la propagation de l'épidémie de Covid-19. © AFP - JULIE SEBADELHA

Depuis le début de la crise sanitaire, les paiements par carte bancaire "sans contact" s'imposent en France pour freiner la propagation de l'épidémie de Covid-19. Le risque d'escroquerie augmente également mais les remboursements, eux, se font attendre. C'est ce que révèle ce jeudi une enquête de l'association de défense de consommateurs UFC-Que Choisir : 30% des victimes de fraudes n'ont pas été remboursées par leur établissement bancaire cette année, contre 26% en 2019 (ou 20% selon un chiffre du ministère de l'Intérieur diffusé à l'époque).

La fraude bancaire consiste à débiter les comptes des consommateurs en détournant leurs moyens de paiement.

Des consommateurs seraient accusés de "négligence"

L'enquête pointe notamment des "manœuvres" des banques pour échapper à "leur obligation de rembourser les sommes dues aux victimes" de fraude. Le premier motif opposé aux consommateurs reposerait sur des accusations de négligence, seule raison permettant aux banques d'être exonérées du remboursement de l'escroquerie. 

Sauf que l'association rappelle que depuis le 14 septembre 2019, le recours aux codes SMS à usage unique comme moyen d'authentification sur internet n'est plus considéré comme étant suffisamment sécurisé. La victime ne peut donc plus être accusée de négligence. Dorénavant, un mot de passe ou un système de reconnaissance digitale doivent être utilisés, et toujours selon cette enquête, seuls 46% des consommateurs sont équipés d'un "dispositif d'authentification forte". "Les banques sont en retard pour la sécurisation des transactions à distance", résume le rapport. 

Sollicitée par l'AFP, la Fédération bancaire française a balayé les accusations en expliquant qu'une fois la fraude révélée par le client, "chaque banque s'organise ensuite pour apprécier la situation, selon les circonstances et le type de fraude, et assurer le traitement".

Explosion des fraudes avec la crise sanitaire ?

Depuis le déconfinement, les Français se sont reportés vers des moyens de paiement dématérialisés et le paiement "sans contact" a explosé, +67%, rappelle l'association. Le paiement à distance a quant à lui augmenté de 13%. Pour rappel, avec la crise sanitaire, le plafond du paiement sans contact a été relevé à 50 euros mais l'opposition de la carte ne permet pas de bloquer ce système de paiement, tant que le plafond n'est pas atteint :  jusqu'à 150 euros cumulés ou cinq transactions. 

Des nouvelles habitudes qui ne sont pas "sans danger", ajoute l'UFC-Que Choisir. Elles sont en effet deux et dix-sept fois plus fraudées que les transactions classiques avec la composition du code secret. Les escroqueries à la carte bancaire pourraient ainsi rapidement augmenter de 20% cette année et atteindre 660 millions d'euros en 2020 selon les estimations de l'enquête. 

Avec le "sans contact", "le code secret n’est pas demandé et la carte n’a pas à se connecter au réseau de la banque émettrice, précise l'UFC dans son rapport. Il est dès lors indispensable de rendre aux consommateurs le contrôle sur ce mode de paiement." L'association encourage par ailleurs "les victimes à lui signaler toutes fraudes non-indemnisées" en la contactant par mail.

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