Société

Freyming-Merlebach : une passerelle sur l'autoroute s'affaisse dangereusement

Par Clément Lhuillier, France Bleu Lorraine Nord vendredi 14 octobre 2016 à 15:16

La passerelle qui enjambe l'A320 à Freyming-Merlebach
La passerelle qui enjambe l'A320 à Freyming-Merlebach © Radio France - Clément Lhuillier

La passerelle piétonne qui enjambe l'A320 à Freyming-Merlebach est victime des affaissements miniers. Sa structure est fragilisée et sa destruction envisagée.

C'est une conséquence supplémentaire des affaissements miniers en Moselle Est : une passerelle piétonne qui enjambe l'A320 à Freyming-Merlebach est en très mauvais état : les mouvements de terrain fragilisent sa structure, et elle pourrait même s’effondrer s'y rien n'est fait : "Avec les mouvements de terrain, le tablier s'affaisse au centre, parce que le pilier sur lequel il repose descend également", décrit Pierre Lang, le maire de Freyming-Merlebach, qui constate également l'écartement entre ce tablier et l'escalier, qui grandit d'années en années. "Bien sur que c'est inquiétant, poursuit le maire, le tablier pourrait s’effondrer sur l'autoroute avec les conséquences que cela pourrait avoir..."

La passerelle qui enjambe l'A320 à Freyming-Merlebach - Radio France
La passerelle qui enjambe l'A320 à Freyming-Merlebach © Radio France - Clément Lhuillier

Depuis plusieurs années, le maire a alerté l'Etat sur cette situation, puisque c'est lui le propriétaire du pont. Le dernier échange par courrier date du printemps 2015. Depuis, il n'a plus de nouvelles. Rénovation ou destruction, pour le moment, aucune décision définitive n'a été rendue.

Destruction ou rénovation ?

Le maire de Freyming- Merlebach, ne voit en tout cas pas d'inconvénient à ce que la passerelle disparaisse : "Elle n'est plus très fréquentée, et il y a deux ponts, à 500 mètres d’intervalle, qui permettent de passer d'un côté ou de l'autre de la ville." Mais certains riverains aimeraient garder cet ouvrage qui relie la rue Nationale à la cité Belle Roche. C'est le cas de Bruno, qui habite à proximité, mais qui admet que "cela coûterait très cher". Il ne se fait donc guère d'illusions : "A mon avis, ils vont l'arracher." Le résident de l'impasse des Hêtres confie même avoir travaillé, il y a 25 ans à remonter la structure du pont, qui était déjà victime d'affaissements.

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