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Futur CHU de Nantes : pourquoi choisir les camions plutôt que les bateaux pour transporter les déblais ?

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Par , France Bleu Loire Océan

Lors de son appel d'offres pour la première étape de son chantier, le CHU de Nantes a retenu une entreprise qui évacue les centaines de tonnes de déblais du site par la route plutôt que par voie fluviale. Un choix économique dénoncé par des élus nantais.

Première étape du chantier du futur CHU, sur l'Île de Nantes : le terrassement du sol et l'extraction de nombreux déblais.
Première étape du chantier du futur CHU, sur l'Île de Nantes : le terrassement du sol et l'extraction de nombreux déblais. - Olivier Cailler

Le chantier mastodonte du futur CHU a démarré à l'automne 2020 sur l'Île de Nantes. Première étape, les travaux de terrassement du site de l'ancien M.I.N., on creuse le terrain pour préparer les fondations. Et une question fâche : pourquoi avoir préféré les camions au transport fluvial pour évacuer la terre et les débris du chantier ? On parle de 550.000 tonnes de déblais, l'équivalent de 100.000 piscines olympiques à acheminer, pour une grande partie (400.000 tonnes), jusqu'à Saint-Colomban à une vingtaine de kilomètres au sud de Nantes. Les élus communistes nantais dénoncent un choix lourd de conséquences pour l'environnement.

Futur CHU de Nantes : pourquoi choisir les camions plutôt que les bateaux pour transporter les déblais ?

"Au moins éviter le tissu urbain dense"

Pendant plus d'un an, entre 50 et 100 camions par jour feront le trajet. C'est incompréhensible pour l'élu communiste et vice-président de Nantes métropole Robin Salecroix. "Sur un projet d'une telle envergure, c'était l'occasion de poser des actes forts et de travailler à l'évacuation, au moins pour éviter le tissu urbain dense, de ces déblais par barge."

Les offres par barges étaient plus cher d'un peu plus de trois millions d'euros

Dans son appel d'offres, le centre hospitalier avait pourtant imposé aux entreprises une alternative fluviale ou ferroviaire. Sauf que les prix explosent comparé au transport routier selon Fabrice Delsol, qui dirige les opérations pour le CHU. "Les offres étaient toutes plus cher d'un peu plus de trois millions d'euros. Ça représente, par rapport à l'offre que l'on a retenue, un surcoût de presque 80%"

Au total, il faudra évacuer environ 550.000 tonnes de terre et de débris du site avant de commencer les travaux du futur CHU de Nantes
Au total, il faudra évacuer environ 550.000 tonnes de terre et de débris du site avant de commencer les travaux du futur CHU de Nantes - Olivier Cailler

Les infrastructures manquent sur la Loire

Trop cher et pour l'instant pas faisable selon lui, les infrastructures manquent sur la Loire. Du côté de Nantes Métropole, on explique que le travail se poursuit avec tous les acteurs dont le Grand Port pour que ce soit possible à terme. "Nous avons, nous Nantes Métropole, financé nous-mêmes des études pour comprendre la solidité du quai, souligne Mahel Coppey, vice-présidente chargée de la gestion des déchets. Pour voir quel dispositif d'amarrage pour l'accostage pourra être possible.

Nantes métropole a financé des études sur la solidité du quai et le dispositif d'amarrage

C'est sans doute trop tard pour cette première étape du chantier du CHU, selon Fabrice Delsol. Il rappelle en revanche q'une charte environnementale a été prise pour maîtriser la consommation d'eau et d'énergie et réduire les nuisances pour les riverains. Un engagement clairement mis en avant par le CHU pour ces travaux gigantesques qui doivent durer jusqu'en 2026, pour un budget d'un milliard d'euros.

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