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Gel historique dans la Drôme : les producteurs d'abricots s'interrogent sur leur avenir

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Par , France Bleu Drôme Ardèche, France Bleu

La culture des abricots est de plus en plus difficile dans la Drôme. La filière s'interroge sur l'avenir de la production, menacée par le dérèglement climatique, et en particulier par les gels à répétition.

Certains producteurs arrachent leurs abricotiers (comme on peut le voir sur la droite) pour les remplacer ensuite par d'autres cultures.
Certains producteurs arrachent leurs abricotiers (comme on peut le voir sur la droite) pour les remplacer ensuite par d'autres cultures. © Radio France - Guillaume Farriol

La Drôme restera-t-elle encore longtemps le premier département producteur d'abricots ? La question se pose de plus en plus après des épisodes climatiques catastrophiques : grêle puis neige en 2019, et gels à répétition depuis plusieurs années. De plus en plus d'arboriculteurs se détournent de la culture des abricots, particulièrement sensibles au gel. C'est le cas de Patrice Blanchard, agriculteur à Mours-Saint-Eusèbe. De larges bandes de terres ont remplacé des dizaines d'abricotiers sur ses terrains. Ce producteur a fait arracher les arbres pour les remplacer par d'autres cultures. "Bientôt à la place, il y aura des asperges et autres légumes", explique-t-il. 

Depuis quatre ans, Patrice Blanchard doit affronter le gel et la perte d'une partie de ses cultures, et même l'intégralité cette année après l'épisode historique de début avril. Alors l'arboriculteur est contraint de se détourner peu à peu de la culture des abricots : "On avait il y a quelques années jusqu'à douze hectares d'abricotiers, là on est redescendu à cinq, et on va bientôt redescendre à un ou deux. Ça fait mal au cœur mais on n'a pas le choix. On fait du maraîchage sous serre et en plein champ : des fraises, des pommes de terre... pour dépendre de moins en moins des abricots, car sinon on y arrive plus."

On s'adapte, ou on meurt.

Benoit Nodin, lui, est producteur de fruits et légumes à Saint-Péray. Il a également tout perdu après le gel de début avril, et se pose des questions sur l'avenir de ses cultures. "La question se pose de savoir où nous irons dans l'avenir avec ces cultures, vu le dérèglement climatique. J'avais prévu de planter deux hectares supplémentaires de pêches et d'abricots. J'en ai planté un cette année, mais je me demande si ça vaut le coût de continuer l'an prochain."

La filière n'attire plus

Autre menace qui pèse sur la filière : les nouveaux agriculteurs qui débutent dans le métier sont de moins en moins attirés par la culture des abricots, et l'arboriculture en général. Ils sont témoins des aléas climatiques qui frappent les cultures depuis plusieurs années, et il est de plus en plus difficile de trouver des repreneurs quand un agriculteur part à la retraite. "L'arboriculture demande aussi énormément de travail, de charges et de main d'oeuvre, explique Franck Bec, président du syndicat de l'abricot des Baronnies. Ça décourage beaucoup de monde. Ils préfèrent se lancer dans d'autres cultures." Il ne faut pas non plus oublier la concurrence étrangère et ses abricots à des prix plus bas qui menace, elle aussi, la filière française.

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