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Société DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Gilets jaunes : tensions à Avignon et une trentaine d'interpellations à Paris pour la 20e journée de mobilisation

samedi 30 mars 2019 à 10:45 - Mis à jour le samedi 30 mars 2019 à 18:40 Par Virginie Salanson, France Bleu

Les gilets jaunes sont dans la rue, ce samedi, pour leur 20e journée de mobilisation. Les appels à manifester sont maintenus malgré de nombreuses interdictions dans plusieurs villes de France. Plusieurs dizaines d'interpellations ont eu lieu à Paris et à Avignon.

A Rennes, des tensions avec les forces de l’ordre sont intervenues vers 16 heures, avenue Janvier.
A Rennes, des tensions avec les forces de l’ordre sont intervenues vers 16 heures, avenue Janvier. © Maxppp -

Malgré les nombreuses interdictions de manifester, par crainte de nouveaux affrontements avec les forces de l'ordre, la mobilisation des gilets jaunes a bien eu lieu ce samedi. Le mouvement appelait à descendre dans la rue à Paris et en région. 

Selon, les chiffres du ministère de l'Intérieur à 17 heures, 5.600 "gilets jaunes" ont défilé dans toute la France, dont 1.800 à Paris. Un chiffre contesté par les gilets jaunes qui procèdent à leur propre comptage.

Rien n'a permis de résoudre cette crise depuis le début du mouvement, le 17 novembre dernier : ni les annonces (tardives) d'Emmanuel Macron, ni le lancement du grand débat en janvier.

Trente-deux interpellations à Paris à 17 heures

Échaudée par les saccages sur les Champs-Elysées lors de l'acte 18, la préfecture de police de Paris avait de nouveau interdit samedi les manifestations sur la célèbre avenue, ainsi que dans un périmètre incluant l'Élysée et l'Assemblée nationale. 

En fin d'après-midi, à Paris, la préfecture de police a annoncé trente-deux interpellations, dont vingt-et-une verbalisations dans le périmètre interdit. Par ailleurs, 8053 contrôles préventifs ont eu lieu dans la capitale.

Ailleurs en France, de nombreuses villes ont interdit la manifestation dans certains secteurs du centre-ville, comme Bordeaux, Nice, Rennes, Avignon, Saint-Étienne ou encore Tours et Rouen.

Deux manifestants blessés à Avignon

A Avignon, la manifestation a tout de suite pris un tour tendu en fin de matinée. Envrion une centaine de manifestants ont d'abord pu entrer dans le périmètre interdit, le mot d'ordre étant de manifester sans gilet jaune pour rendre la tâche des forces de l'ordre plus difficile. Ils ont rapidement été repoussés au delà des remparts, où la manifestation n'est pas interdite. 

En milieu d'après-midi, plusieurs centaines de manifestants ont à nouveau tenté de rentrer dans la ville intra-muros. Au moins deux manifestants ont été légèrement blessés dans des affrontements avec les forces de l'ordre, avec une plaie ouverte au niveau de l'arcade. Les forces de l'ordre ont également utilisé des grenades lacrymogènes pour faire reculer les manifestants.

 Malgré l'interdiction de manifesté intra-muros à Avignon, quelques centaines de gilets jaunes se sont fait refouler par les forces de l'ordre. - Maxppp
Malgré l'interdiction de manifesté intra-muros à Avignon, quelques centaines de gilets jaunes se sont fait refouler par les forces de l'ordre. © Maxppp -

Des dégradations à Saint-Étienne

A Saint-Étienne, dans la Loire, lieu de rassemblement régional pour cet acte 20 des gilets jaunes, plus de 2.000 personnes ont convergé vers le centre-ville dans l’après-midi. Dans le cortège, plusieurs manifestants arboraient casques et masques à gaz. Des dégradations ont eu lieu : incendie de chantier et le long des voies ferrées. Un manifestant a été blessé.

Éric Drouet et Jérôme Rodriguez à Bordeaux

Malgré l'interdiction de manifester renouvelée par la préfecture de la Gironde cette semaine, 5.000 "gilets jaunes" ont bravé l'interdit en se rendant place de la Victoire. Des projectiles ont été lancés contre les forces de l'ordre dans le centre-ville qui ont répliqué avec des tirs de gaz lacrymogène. Dans le cortège, deux figures du mouvement des gilets jaunes étaient présentes : Éric Drouet et Jérôme Rodriguez.

Pas de train à Dijon

A Dijon, en Côte-d'Or, environ 700 manifestants ont manifesté, ils ont notamment bloqué la gare SNCF pendant plus d'une demi-heure.

Gaz lacrymogène à Caen et Épinal

Samedi matin, les premières manifestations ont commencé dans le calme comme à Rouen ou à Caen. Puis la situation s'est tendu à Caen en milieu d'après-midi, après des jets de gaz lacrymogène et des barricades.

A Épinal, dans les Vosges, le cortège a compté environ 2.000 manifestants qui ont défilé dans le secteur qui n'était pas interdit d'accès cet après-midi. Les gilets jaunes n'ont pas tenté de passer en force. Les forces de l'ordre ont tiré des grenades lacrymogènes.

Incidents en fin de journée à Rennes

A Rennes, les "gilets jaunes" ont été pris en tenaille par les forces de l’ordre. Il y a eu quelques moments de tensions mais aucun débordement dans la journée. Vers 16 heures, un regain de tension a provoqué quelques violences. Une personne a été interpellée.

Plutôt calme Strasbourg

À Strasbourg, 1.500 enseignants et parents d'élèves ont défilé contre le projet de loi Blanquer. Une poignée de gilets jaunes les a accompagné dans le calme.