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Société DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Gilets jaunes : après les annonces d'Emmanuel Macron, "il faut qu'il arrête de nous prendre pour des bœufs"

mardi 27 novembre 2018 à 18:07 Par Cédric Lang-Roth , France Bleu Lorraine Nord

Les annonces étaient attendues et elles n'ont visiblement pas convaincu. Emmanuel Macron a prononcé ce mardi matin un long discours pour tenter de calmer la colère des gilets jaunes. Au barrage filtrant d'Ennery, en Moselle, les manifestants n'ont qu'un mot à la bouche : "destitution".

Les gilets jaunes continuent les actions en divers endroits de Moselle. À Ennery, un barrage filtrant est en place depuis le début du mouvement, le 17 novembre dernier.
Les gilets jaunes continuent les actions en divers endroits de Moselle. À Ennery, un barrage filtrant est en place depuis le début du mouvement, le 17 novembre dernier. © Maxppp - Anthony Picoré

Ennery, France

Ce sont des gilets jaunes très énervés et pour le moins sceptiques que l'on rencontre, autour d'un feu de palettes, au rond-point de la RD1 à Ennery. "Macron démission" peut-on lire sur certains gilets, et quand on évoque l'intervention du président de la République ce mardi matin, ce sont des noms d'oiseaux ou des moues dédaigneuses qui fusent. "C'est du blabla, du vent !" assène l'un de ces gilets jaunes.

Destitution demandée

Parmi les mots qui font réagir ces gilets jaunes, cette phrase du chef de l'État : "on ne peut pas être le lundi pour l’environnement et le mardi contre l’augmentation des prix du carburant". Une phrase qui fait bondir : "en tant que citoyens, on est tous sensible à l'écologie ! Ce qui me gêne, c'est sa façon de présenter les choses. Qu'il arrête de nous prendre pour des bœufs, qu'il arrête de parler de nous comme si on était des gueux. Il y en a ras-le-bol ! Il y a des gens qui pensent, ici. Et ce n'est pas parce que tu es ouvrier, que tu as choisi d'être salarié ou employé que tu as forcément un QI de poulpe !"

Pour cette manifestante, ce qui a du mal à passer, c'est l'annonce d'une consultation autour de l'écologie dans les trois mois. "C'est quoi une consultation ? C'est je me mets là, j'écoute, je réfléchis. On n'a plus le temps de réfléchir, nous, on est là pour agir !" La discussion, cet autre gilet jaune n'y est pourtant pas défavorable. Mais il faut d'abord des engagements forts. "Stop à l'injustice fiscale, stop à l'injustice sociale. Qu'il remettent l'ISF en place, là ce serait quand même un point fort pour calmer le jeu." Mais à côté de lui, on n'est pas du même avis : "_on veut une destitution et on veut une dissolution_, c'est pas compliqué à comprendre !"

Un blocage parti pour durer

Les manifestants d'Ennery, présents sur le rond-point depuis le 17 novembre, premier jour de la mobilisation des gilets jaunes, comptent bien continuer leur mouvement. "Jusqu'à Noël s'il le faut ! On est d'ailleurs en train d'en parler", glisse malicieusement l'une d'entre eux.