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Société
Dossier : Mouvement des gilets jaunes

Gilets jaunes : dans la Manche, la tactique du "chat et de la souris" pour contrer les gendarmes

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Par , France Bleu Cotentin

Face à la fermeture de l'autoroute A84 et de la RN174 par les autorités, les gilets jaunes, moins nombreux ce dimanche, ont choisi la guerre de mouvement. Ils veulent s'éparpiller pour bloquer les déviations mises en place par les gendarmes.

Des gilets jaunes se sont déplacés du rond-point de Guilberville sur la route de Torigny.
Des gilets jaunes se sont déplacés du rond-point de Guilberville sur la route de Torigny. © Radio France - Marc Bertrand

Manche, France

Il est midi ce dimanche sur l'échangeur de Guilberville, point stratégique entre l'autoroute A84 et la nationale 174 qui va vers Saint-Lô et Cherbourg. Une centaine de gilets jaunes, dont vingt qui ont passé la nuit sur place, se concertent sous l'oeil attentif des gendarmes : "On parle pas trop fort, parce qu'on sait qu'ils passent à côté de nous et écoutent ce qu'on dit", chuchote Marie-Christine. 

Des forces de l'ordre en sous-effectif

Depuis ce dimanche matin, plus aucune voiture ou presque n'arrive jusqu'à leur point de blocage. "Les gendarmes nous ont complètement asséchés en fermant l'A84", entre les échangeurs 37 au niveau de Villedieu et 41 à Saint-Ouen-des-Besaces dans le Calvados. Une stratégie qui visait à éviter les tensions constatées samedi, entre des conducteurs agacés par les blocages et des gilets jaunes, dont certains avaient bu un coup de trop à la pause déjeûner. 

Samedi, on était 20 face à 1000 personnes. Si ça pétait, on ne pouvait pas faire grand chose" - un gendarme

Mais aussi la seule tactique disponible pour les forces de l'ordre, qui se sont retrouvées en sous-effectif ce samedi face à la mobilisation. Fermer les routes, c'est assurer la sécurité, c'est également éviter aux gendarmes d'avoir à intervenir pour déloger les manifestants, ce qui pourrait provoquer des tensions.

Bloquer les déviations

"On a compris leur petit jeu. On ne sert plus à grand chose ici à Guilberville. Alors on a décidé d'aller ailleurs, par petits groupes", explique un gilet jaune. Certains sont partis à Saint-Lô, d'autres, pas très loin, sur l'ancienne nationale et désormais D974... autrement dit, ils bloquent la route qui sert de déviation après la fermeture de la Nationale 174

C'est le jeu du chat et de la souris entre nous et les gendarmes" - Une gilet jaune

Quinze minutes après le début du blocage sur la route qui vient de Torigny, une cinquantaine de voitures sont déjà à l'arrêt face au barrage improvisé. Un groupe de gilets jaunes compte quand même rester sur l'échangeur, un "point stratégique. Ici, ça part vers Caen, vers Rennes, Vire et Cherbourg". Mais ils comptent désormais être plus mobiles, en changeant régulièrement de position.

Des panneaux de déviation déplacés ou enlevés

"Il faut qu'on continue à perturber la circulation. On est moins nombreux aujourd'hui, c'est la tactique du faible", explique un autre gilet jaune, pas mécontent de faire tourner les gendarmes en bourrique. Les forces de l'ordre, elles, s'inquiètent de ce changement de stratégie.

Samedi, la DIRNO a mis beaucoup de temps, peut-être trop à intervenir" - un gendarme

Ce samedi, lorsque jusqu'à 1000 personnes ont bloqué l'A84, la DIRNO, la direction des routes, a mis "beaucoup de temps, peut-être même un peu trop" avant de réagir au blocage de l'autoroute en mettant en place signalisation et déviations

De plus, "certains panneaux indiquant la fermeture aux échangeurs ont été déplacés ou enlevés", explique un autre membre des forces de l'ordre, une information déjà relayée par la préfecture de la Manche. Par qui ? Gilets jaunes, ou automobilistes pressés ? Le gendarme interrogé hausse les épaules, mais dit qu'il a sa petite idée. 

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