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Société DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Gilets jaunes : une grosse perte de chiffre d'affaire pour les commerçants du marché de Noël à Dijon

vendredi 7 décembre 2018 à 11:58 Par Sophie Allemand, France Bleu Bourgogne

Certains commerçants se souviennent encore des grabuges de la semaine passée au marché de noël, suite aux débordements de la manifestation des gilets jaunes à Dijon. Ils se préparent à devoir quitter leur chalet en urgence ce samedi. Perte de chiffre d'affaire, peur, déception : ils témoignent.

Les barrières qui servent à délimiter le marché de noël vont être retirées par la ville pour éviter qu'elles ne servent aux casseurs
Les barrières qui servent à délimiter le marché de noël vont être retirées par la ville pour éviter qu'elles ne servent aux casseurs © Radio France - Sophie Allemand

Dijon, France

Les gilets jaunes manifesteront pour le quatrième samedi consécutif ce samedi. Un rendez-vous est déjà donné en centre-ville de Dijon, en plein marché de noël. 

Malgré la démarche pacifiste de la plupart des gilets jaunes : certains iront aux péages, d'autres arboreront un drapeau blanc. Aux vues des débordements en marge du mouvement la semaine dernière, durant lesquels sept casseurs ont été interpellés par la police, des violences sont prévisibles ce week-end. Les commerçants du marché se préparent déjà à devoir déguerpir dans l'urgence, craignant une énorme perte de chiffre d'affaire.

"On essaye de se tenir informer entre commerçants. On va faire attention"

En cas de débordements, les commerçants du marché de noël s'organisent pour quitter rapidement les lieux. Ils prévoient d'échanger avec la préfecture et de suivre le cours de la manifestation.

Certains ont du fermer leur chalet pendant quelques heures la semaine dernière. Comme Clémence, vendeuse de chocolat, qui tient aussi une autre boutique en centre ville. Elle qui est en train d'essayer de sauver son entreprise, craint que des casseurs ne brûlent son chalet ou ne brisent sa vitrine.  "On est restés un peu dans le coin à surveiller notre chalet et notre boutique. De toute façon on va se tenir au courant avec la préfecture, essayer de se tenir informer même entre commerçants, voir s'il faut quitter les lieux en urgence et ... se cacher ! On va faire attention."

Ce chalet de chocolats a du fermer deux heures le samedi 1er décembre - Radio France
Ce chalet de chocolats a du fermer deux heures le samedi 1er décembre © Radio France - Sophie Allemand

"Si vraiment il y a pas le choix, on ferme les barrières et on s'en va" : témoignages de commerçants du marché

Un gros investissement perdu pour ces petits commerçants 

Et le bilan de l'hiver 2018 s'annonce catastrophique. Car ces commerçants payeraient entre 2800 et 4000 euros pour réserver ces chalets, d'après l'un d'eux. Beaucoup de commerces en centre-ville sont paralysés par les mouvements, les gens sortent moins et le marché de noël en pâti beaucoup. La perte de chiffre d'affaire s'annonce énorme pour ceux qui ont loué un emplacement pour trois semaines.  

"On est des petits commerçants, donc faudrait pas qu'il y ait de problème. Samedi c'est notre plus grosse journée... Si on perd le samedi, ça va être une année pour rien ! On sera venu travailler 70 heures par semaine, pour rien" — Anthony, vendeur de nougats

Anthony, vendeur de nougats artisanaux - Radio France
Anthony, vendeur de nougats artisanaux © Radio France - Sophie Allemand

"En période de fin d'année, c'est le cadeau idéal... Cela va poser un gros problème. On est une petite entreprise, on est moins de dix et on a tous besoin de gagner notre vie ! Moi j'ai des charges à payer, le chalet est pas gratuit" — Laetitia, vendeuse de décanteurs à vin

Reportage : les marchands de noël se préparent, certains sont en rogne, un investissement perdu si les violences montent

Certains gilets jaunes porteront un drapeau blanc ce week-end pour se différencier des casseurs et tenter de maintenir le calme au sein du centre-ville. Le maire de Dijon, François Rebsamen, appelle à se tenir à distance des groupes violents, pour éviter au maximum les débordements.