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Société DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Gilets jaunes : en Nord-Isère, certains maires prendront part au grand débat, pour d'autres, c'est non

mardi 8 janvier 2019 à 18:12 Par Céline Loizeau, France Bleu Isère et France Bleu

Cahiers de doléances et désormais réunions, le gouvernement veut associer les maires dans le débat qui doit répondre à la crise des gilets jaunes. Pas du goût de tous. Voici quelques réactions d'élus en poste dans un triangle Saint-Quentin-Fallavier/Bourgoin-Jallieu/Crémieu.

Dans certaines communes, si les maires ont mis en place des cahiers de doléances, c'est non pour organiser une réunion dans le cadre du grand débat voulu par la majorité. (photo d'illustration)
Dans certaines communes, si les maires ont mis en place des cahiers de doléances, c'est non pour organiser une réunion dans le cadre du grand débat voulu par la majorité. (photo d'illustration) © Maxppp - PHOTOPQR/L'EST REPUBLICAIN

Bourgoin-Jallieu, France

15 janvier-mi mars, voilà les dates du grand débat national voulu par le gouvernement. Un grand débat destiné à répondre aux problématiques mises en avant par le mouvement des gilets jaunes. Principales préoccupations, si l'on se réfère aux messages laissés sur les cahiers de doléances installés dans quelque 5.000 communes : le pouvoir d'achat et l'injustice fiscale. 

Parlementaires, maires, associations ou groupes de citoyens, tout le monde peut organiser une réunion. Elle doit cependant être précédée d’une inscription en ligne sept jours minimum avant sa tenue. Un compte-rendu de quatre à cinq pages maximum par réunion sera effectué, rappelle la Commission nationale du débat public.

Des maires refusent d'être à l'initiative

Mais en Isère, il y a les maires qui comptent organiser des réunions et ceux qui au contraire le refusent. Au nord du département, à Maubec, près de 1.700 habitants, le maire Annick Arnold a bien voulu installer un cahier de doléances. Pour l'instant, sans contribution, précise-t-elle. Mais pour elle, hors de question d'être associée à la démarche de la majorité : "M. Macron nous a un peu oubliés ces 18 derniers mois. C'est un peu facile. Il ne faut pas faire appel aux maires que quand ça va mal." Mais elle indique qu'elle mettra volontiers une salle à disposition pour ceux et celles qui voudront se retrouver. 

Même discours à Villefontaine (environ 18.500 habitants). Là, le maire Patrick Nicole-Williams a évoqué le sujet lundi soir avec ses collègues et il en ressort que ce n'est pas à la mairie d'organiser ces réunions. "C'est une problématique nationale et un maire s'occupe avant tout de sa commune", affirme-t-il. 

Quand d'autres veulent apporter leur petite pierre à l'édifice

Michel Bacconnier, maire de Saint-Quentin-Fallavier (près de 6.000 habitants), n'est pas contre être à l'initiative de tels échanges, mais à quelques jours du lancement "on ne connaît pas encore le cadre", avoue-t-il. "Discuter avec les gens est toujours intéressant", complète celui qui a déjà rencontré des gilets jaunes. Pour lui, "même si les questions posées débordent le cadre local" le maire doit, à sa manière, apporter sa petite pierre à l'édifice. 

À Crémieu (3.300 habitants), le Républicain Alain Moyne-Bressand, qui était encore il y a peu député, partage cet avis et organisera une réunion. "Il y a une certaine détresse chez les gilets jaunes. Ils ont besoin d'être écoutés, accompagnés". Et il espère que de ce grand débat sortiront des mesures qui répondent aux attentes. "S'ils sont floués par contre, ça risque d'être ennuyeux."

Les deux députées LREM du secteur proposeront aussi des rendez-vous

Et parmi les deux députées du secteur, toutes deux de la République en Marche, Marjolaine Meynier-Millefert, députée de la 10e circonscription, fait savoir qu'elle organisera six réunions publiques dans le cadre de ce grand débat. Sa collègue de la 6e circonscription Cendra Motin indique qu'elle va accompagner les maires qui organiseront des réunions et qu'elle pilotera une réunion sur la fiscalité, entre autres.