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Société
Dossier : Mouvement des gilets jaunes

Gilets jaunes entre fatigue et lassitude après un an de mobilisation en Haute-Vienne

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Par , France Bleu Limousin

Ce samedi et ce dimanche les gilets jaunes ont célébré la première année d'existence du mouvement. La (re)mobilisation tant espérée n'était pas au rendez-vous que ce soit dans les rues de Limoges ou sur le rond-point de Grossereix. Chez certains gilets jaunes la fatigue et l'usure se font sentir.

Ce dimanche les gilets jaunes se sont retrouvés au rond-point de Grossereix en zone nord de Limoges.
Ce dimanche les gilets jaunes se sont retrouvés au rond-point de Grossereix en zone nord de Limoges. © Radio France - Delphine-Marion Boulle

Limoges, France

Après avoir défilé dans les rues de Limoges ce samedi après-midi, les gilets jaunes se sont de nouveau retrouvés sur le rond-point de Grossereix ce dimanche matin.  Alors que la manifestation de la veille a rassemblé environ 140 manifestants, ils étaient cette fois une cinquantaine au nord de la ville, sur ce lieu symbolique de la contestation, à quelques pas du Family Village. Ce n'était pas l'affluence des grands jours, certains sont partis manifester à Paris, d'autres ont été refroidis par la météo hivernale. Certains sont toujours déterminés, d'autres fatigués, parfois lassés par un an de combat. 

L'essence est encore plus chere que l'an passé à la même date  ( Lucie ) 

 Lucie et son mari François restent mobilisés, qu'importe le froid, la boue. Ils distribuent des tracts aux automobilistes. Un an après le début du mouvement, pour eux c'est un peu "non, non, rien n'a changé. Tout, tout a continué "._" L'essence est encore plus chere que l'an passé à la même date"explique la mère de famille qui poursuit " On nous avait dit que la taxe foncière allait baisser. Nous on s'est pris 194 euros de plus ! " . Elle résume amer :" on est la classe moyenne. Rien n'a changé on a nos salaires, on paie et on se tait" _

Les gilets jaunes ont distribué des tracts aux automobilistes ce dimanche au rond-point de Grossereix. - Radio France
Les gilets jaunes ont distribué des tracts aux automobilistes ce dimanche au rond-point de Grossereix. © Radio France - Delphine-Marion Boulle

Ce qui me gêne, c'est le regard des autres. Ils nous prennent pour des gueux ( Roberto)

Un peu plus loin, sur la bute Roberto. Il revient de la manifestation parisienne du samedi. Il est fatigué, et constate le manque de mobilisation pour l'anniversaire du mouvement. " On a essayé ... mais le problème c'est qu'on ne peut plus mettre de gilet jaune. On est discriminé" lance-t-il avant d'ajouter " Moi je trouve, ce qui me gêne, c'est le regard des autres. _Ils nous prennent pour des gueux_, comme si on n'avait rien d'autre à faire. On est pas là pour ... enfin, tu vois, je n'arrive pas à trouver mes mots". 

Après un an de mobilisation, malgré le froid, la fatigue, l'usure et la boue ils étaient encore environ cinquante gilets jaunes au rond-point de Grossereix ce dimanche. - Radio France
Après un an de mobilisation, malgré le froid, la fatigue, l'usure et la boue ils étaient encore environ cinquante gilets jaunes au rond-point de Grossereix ce dimanche. © Radio France - Delphine-Marion Boulle

" je comprends les personnes qui nous klaxonnent. Ils ne peuvent pas mais nous on est là pour eux, et on restera là pour eux (Marie)

Mais sa voisine, Marie, elle, reste pleine d'énergie et de motivation. Les coups de klaxon sont toujours là et elle préfère voir le verre à moitié pleine " _je comprends les personnes qui nous klaxonnent. Quelque part elles ne peuvent pas nous rejoindre, elles ont un travail, une famille_, mais elles sont de tout cœur avec nous. Je le pense !" assure la sexagénaire avant d'ajouter " On retrouve de l'énergie quand on entend ces coups de klaxons et on se dit ils ne peuvent pas mais nous on est là pour eux, et on restera là pour eux". 

Alors, oui, ce dimanche il n'était que cinquante sur le rond-point de Grossereix. " on est ENCORE cinquante ! " corrige avec le sourire, Marie, frigorifiée mais déterminée.

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