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Société DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Gilets jaunes : "Je me suis revendiqué « black bloc », histoire de repousser un peu les CRS"

lundi 25 mars 2019 à 22:18 Par Arthur Blanc, France Bleu Lorraine Nord

Ils sont régulièrement présents lors des rassemblements de gilets jaunes. Les casseurs étaient encore à Metz ce samedi pour l'acte 19 de la mobilisation. Deux d'entre-eux, interpellés juste avant le début de la manifestation, étaient jugés au tribunal de Metz ce lundi.

Ce samedi à Metz, quelques jets de gaz lacrymogènes ont encore perturbé l'acte 19 des gilets jaunes.
Ce samedi à Metz, quelques jets de gaz lacrymogènes ont encore perturbé l'acte 19 des gilets jaunes. © Radio France - Arthur Blanc

Metz, France

Qui sont-ils ? Les casseurs qui perturbent souvent les rassemblements de gilets jaunes en affrontant les forces de l'ordre. Ceux qui sont souvent pointés du doigt par les manifestants parce que la lumière se dirige vers eux, plus que vers le combat des gilets jaunes. Acte après acte, les interpellations se répètent comme à Metz ce week-end, pour la 19ème semaine d'action. Deux d'entre-eux comparaissaient ce lundi devant le tribunal correctionnel de Metz.

Des "messieurs tout-le-monde"

Tousdeux ont été interpellés à moins d'une heure du début du rassemblement, place de la République ce samedi. Et tous les deux avaient dans leur sac des objets qui ont retenu l'attention des forces de l'ordre. Pour le plus jeune, c'était 5 cailloux qu'il avait récupéré à Epinal, lors de la dernière manifestation régionale dans les Vosges. A la barre, il ne se présente pas comme casseur, mais une fois sa peine prononcée - un stage de citoyenneté obligatoire - il change de discours. "Les cailloux dans le sac ? C'était délibéré. Je voulais juste faire reculer les CRS, pour que les manifestants pacifiques soient tranquilles."

Le jeune homme est sans emploi. Il vit chez sa mère. Il a quelques expériences dans la restauration mais sans plus. Une situation qui l'a poussé à rejoindre les gilets jaunes dès le début, sur les ronds-points, où il a pu sortir, aller à la rencontre d'autres personnes.

L'un des deux prévenus de ce lundi, souvent en première ligne du côté des casseurs.

Je sortais de mon travail

Le second prévenu travaille depuis 10 ans comme cariste à Woippy. Il se défend de toute activité de casseur. S'il avait des clous dans son sac, c'est parce qu'il sortait de son travail pour rejoindre la manifestation. Le quadragénaire gagne environ 1 900 euros par mois, et se lève tôt tous les matins pour travailler. Il est gilet jaune par sympathie pour le mouvement. Quelques passages sur les ronds-points comme à la ZAC d'Augny et une présence lors des manifestations. Pour lui, impossible de rejoindre les casseurs. "J'ai des problèmes de santé au cœur, je suis reconnu travailleur handicapé à 79%."

Sa défense a fonctionné auprès du tribunal puisqu'il repart libre sans la moindre peine. De toute façon de son côté, la leçon est passée. "Les gilets jaunes, c'est fini pour moi désormais."