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Société DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Gilets jaunes : le gouvernement abandonne les péages urbains et présente son plan "mobilité"

lundi 26 novembre 2018 à 6:15 Par Marine Laugénie, France Bleu

Elisabeth Borne présente ce lundi son projet de loi d'orientation des mobilités. Pour calmer la colère des gilets jaunes, le gouvernement lâche du lest en renonçant par exemple aux péages urbains. Selon la ministre des transport, ce plan apportera des réponses aux "territoires abandonnés".

Elisabeth Borne, ministre des transports, présente ce lundi son plan "mobilité".
Elisabeth Borne, ministre des transports, présente ce lundi son plan "mobilité". © AFP - Eric FEFERBERG / AFP

Face à la fronde des "gilets jaunes", l'exécutif assure vouloir garder le cap de la transition écologique. Mais avec un "pacte social" d'accompagnement dont certaines mesures seront détaillées ce lundi en Conseil des ministres. Elisabeth Borne, ministre des transports, présente son projet de loi d'orientation des mobilités. En pleine grogne des gilets jaunes, le gouvernement lâche du lest et renonce à certains dispositifs. 

Les péages urbains abandonnés

Le gouvernement abandonne l'idée de faciliter la création de péages urbains dans les grandes agglomérations pour ne pas donner l'impression d'"accentuer les fractures entre territoires" selon le ministère des Transports. Ce dispositif n'apparaît pas dans la dernière version du projet de loi d'orientation des mobilités, au moment où l'exécutif cherche la parade au mouvement des "gilets jaunes" opposé à la hausse des taxes sur le carburant. "Nous ne voulons pas créer de faux débats, aussi cette disposition ne figure pas dans le projet de loi" dit Elisabeth Borne. Cette mesure, que réclamaient certaines collectivités, était inscrite dans une précédente mouture du texte.  

En théorie, la législation actuelle autorise déjà l'installation de péages urbains, sur le même principe qu'à Londres, Milan ou Stockholm, mais avec de telles restrictions qu'aucune commune n'a encore franchi le pas.

La vignette poids lourds reportée

La question d'une "vignette" payable par les poids lourds étrangers pour financer l'entretien des routes ne se posera pas en 2019, mais peut-être l'année suivante, prévient la ministre. "Pour 2019, tous nos investissements sont financés. À partir de 2020, oui, il faudra trouver une nouvelle ressource. Donc, il n'y a pas d'urgence", dit-elle. "Mais en aucun cas nous ne ferons payer les particuliers. Que les poids lourds étrangers contribuent à l'entretien des routes qu'ils empruntent, cela reste une bonne piste de travail", ajoute-t-elle.

"Nous mettrons le paquet sur les territoires"

La ministre devrait annoncer 50% de moyens en plus pour remettre en état le réseau ferroviaire et un investissement de deux milliards et demi d'euros pour augmenter l'offre des train du quotidien. Côté réseau routier, l'État promet d'investir et de construire de nouveaux axes  promis depuis des décennies avec un plan de désenclavement  d'un milliard d'euros sur dix ans.