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Société DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Gilets jaunes : les militants isérois appellent au calme

dimanche 25 novembre 2018 à 19:48 Par Nicolas Joly, France Bleu Isère

Après une manifestation émaillée de violences samedi à Paris, les "gilets jaunes" isérois continuent de se mobiliser. Ils appellent toutefois au calme et regrettent les dégâts qui font du tort à l'ensemble de leur mouvement.

Les militants qui bordent le "rond-point du Minotaure" à Voreppe ont organisé un petit camp de base avec quelques provisions
Les militants qui bordent le "rond-point du Minotaure" à Voreppe ont organisé un petit camp de base avec quelques provisions © Radio France - Nicolas Joly

Isère, France

Une dizaine de rassemblements des "gilets jaunes" avaient lieu ce dimanche en Isère. Une mobilisation dans le calme après une manifestation mouvementée à Paris la veille. Afin d'éviter d'être associés aux casseurs qui ont semé le chaos sur les Champs Élysées, les militants isérois appellent à se réunir le plus pacifiquement possible.

Les CRS et les militants se font face dans le plus grand des calmes - Radio France
Les CRS et les militants se font face dans le plus grand des calmes © Radio France - Nicolas Joly

Face-à-face cordial à Voreppe

Les militants voulaient accéder au péage de Voreppe depuis le rond-point dit "du Minotaure". D'un côté une vingtaine de CRS avec boucliers et matraques. De l'autre une centaine de manifestants avec des gilets jaunes. Les deux camps se font face pendant une dizaine de minutes. Très vite les gilets jaunes se replient. Après les émeutes qui ont eu lieu samedi à Paris, Alexandre rappelle le mot d'ordre : "pas de violence". "Les CRS ont dit non, c'est non", résume-t-il, "on veut montrer aux gens qu'on est ensemble, qu'on est unis. Nous sommes là tous ensemble pour se donner du baume au cœur et se rappeler qu'on est tous dans la même galère _dans une démarche pacifique_."

Émeline regrette la mauvaise image du mouvement que donnent les casseurs : "Ce n'est pas ça les gilets jaunes. Je connais des Grenoblois qui sont montés à Paris et qui n'ont rien fait. Ils se sont fait gazer, ils ont reçu des tirs de flashball mais ils n'ont pas répondu, _ils ont couru c'est tout_." Aux abords du rond point les manifestants se rassemblent dans le calme. Ils bien ont l'intention de rester

Un petit feu de camp permet aux militants de se réchauffer malgré la pluie - Radio France
Un petit feu de camp permet aux militants de se réchauffer malgré la pluie © Radio France - Nicolas Joly

Ambiance de village au Champ-prés-Froges

On retrouve également des gilets jaunes aux abords de certains villages. Au Champ-prés-Froges, ils sont une trentaine à border un rond-point. Les automobilistes passent parfois sans s'arrêter, mais beaucoup adressent aux manifestants un coup de klaxon amical, ou ralentissent pour prendre une brochure et échanger quelques mots. "Ici tout le monde se connaît", explique Théo, "nous sommes tous amis ou voisins. On se soutient, on s'apporte à manger."

En ce qui concerne les violences qui ont eu lieu à Paris, le jeune homme pèse le pour et le contre. "D'un côté ils ont bien fait de manifester pour le mouvement", avance-t-il, "mais en causant des dégâts ils donnent raison à l'État. Notre démarche en tant que gilets jaunes c'est de montrer notre colère mais sans débordements. On appelle les gens à se mobiliser et à apporter un dialogue plutôt que de tomber dans la violence."