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Économie – Social DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Gilets jaunes : près d'une vingtaine d'actions dans les Landes ce samedi

samedi 24 novembre 2018 à 20:16 Par Valérie Mosnier, France Bleu Gascogne

Nouvelle journée de mobilisation des gilets jaunes dans les Landes ce samedi. Huitième jour sur le terrain, toujours aux quatre coins du département. Des barrages filtrants, des opérations péage gratuit, ou encore des rassemblements et un défilé à Dax, qui a réuni 800 personnes.

A Mont-de-Marsan, les gilets jaunes ont filtré les voitures au niveau de plusieurs ronds-points pour expliquer le mouvement, comme ici à Coumassotte
A Mont-de-Marsan, les gilets jaunes ont filtré les voitures au niveau de plusieurs ronds-points pour expliquer le mouvement, comme ici à Coumassotte © Radio France - Valérie Mosnier

Landes, France

Loin des violences de la manifestation parisienne, les Gilets jaunes ont mené près d'une vingtaine d'actions dans les Landes ce samedi. La préfecture ne signale aucun de problème dans le département. Il y a eu des rassemblements à Biscarrosse, une soixantaine de gilets jaunes au rond-point du Lidl, à Cazères-sur-l'Adour, en centre-ville de Gabarret, aux ronds-points du FINSA et du Super U à Morcenx, place de la mairie à Peyrehorade, au rond-point du McDo à Saint-Vincent-de-Tyrosse, ou encore au niveau de la mairie à Tarnos.

A Mimizan, deux barrages filtrants étaient installés aux ronds-points de Carrefour et Leclerc au plus fort de la journée, les gilets jaunes étaient 110 (80 près du Leclerc, et plus d'une trentaine près de Carrefour).

Expliquer le mouvement et ne pas gêner les citoyens

Des rassemblements ont aussi eu lieu aux ronds-points de Bégaar à Tartas, de Coumassotte et celui des pompiers à Mont-de-Marsan, où il y e eu près d'une centaine de gilets jaunes.

A Aire-sur-l'Adour,  il y a eu jusqu'à trois points de blocages dans la ville, notamment sur le rond-point en direction de Nogaro. Au total, ils étaient 70 gilets jaunes, selon les gendarmes.

Environ une centaine de gilets jaunes sont restés un plus de deux heures ce samedi, entre 9 heures et 11 heures, aux deux rond-points-d'accès du centre commercial "le Grand Moun" à Saint-Pierre-du-Mont. Mais, ils se sont vu notifier un arrêté d'expulsion à la demande de la direction de Leclerc.  

A Dax, ils étaient environ 800 à défiler dans les rues de la Cité Thermale hier matin. Un défilé dans le calme en matinée, puis dans l'après midi,  ils étaient bien moins nombreux, environ une cinquantaine à Saint-Paul-lès-Dax, pour se rassembler près du centre commercial Le Grand Mai, sur plusieurs ronds-points, mais sans gêner la circulation. 

A Castets, ce sont plus de 150 gilets jaunes, selon les gendarmes, qui se sont réunis à l'échangeur de l'autoroute, c'est-à-dire le rond-point du péage de la sortie n°12 de l'A63.

Les gilets jaunes landais ont aussi mené des actions péage gratuit sur l'A65, à hauteur de la sortie de Mont-de-Marsan, sur l'A63, à Ondres, Bénesse-Maremne et Saugnacq-et-Muret, où ils étaient 280 gilets jaunes toute la journée, et sur l'A64 un rassemblement à la sortie 6, la sortie pour Peyrehorade.

L'objectif de cette deuxième grosse journée d'actions était d'expliquer le mouvement aux citoyens. Un mouvement, qui cristallise "un ras le bol général" disent les gilets jaunes : carburant, CSG, taxes, etc... A Mont-de-Marsan, les automobilistes ralentis par les barrages filtrants ne contestent pas. Beaucoup en passant devant les manifestants klaxonnent, font un signe de la main en signe de soutien

Une petite madeleine pour faire patienter les automobilistes au rond-point de coumassotte à Mont-de-Marsan - Radio France
Une petite madeleine pour faire patienter les automobilistes au rond-point de coumassotte à Mont-de-Marsan © Radio France - Valérie Mosnier

Pas question d'arrêter 

Après une semaine avec moins de monde, la mobilisation est repartie à la hausse ce samedi, même si elle était un peu plus basse que samedi dernier. Magré tout, les gilets jaunes rencontrés ce samedi à Mont-de-Marsan  sont plus motivés que jamais. Il n'est pas question de lâcher pour Sylvie, aidante familiale dont le fils est handicapé, croisée sur le rond-point des pompiers : "A chaque fois qu'on se couche, on se pose des questions. On se réveille et on a peur de ce qu'on va apprendre, ce qui va nous être enlevé pour nous le "petit peuple", voire "les gaulois"pas très instruits, c'est sans doute vrai, mais pas cons non plus ! Excusez-moi, je suis grossière, mais c'est ça. Il y a de plus en plus de colère, contenue, les gens restent humains, citoyens responsables, respectueux. On ne veut pas de violences, mais la colère elle monte parce qu'on a peur pour demain et pour nos enfants, moi pour mes petits-enfants. Donc, on ne s'arrêtera pas ! Hors de question ! Notre impression, en dehors du mépris de Mr Macron, la façon qu'il a de ne pas nous regarder, de ne pas nous voir... Pour nous c'est une insulte. _Nous sommes pire que déçus, nous sommes blessés_."

Si on doit être là à Noël, on sera là à Noël avec le sapin et les cadeaux - Sonia, maman de deux enfants

Sur l'A65, à la sortie pour Mont-de-Marsan, plus de 80 personnes ont levé les barrières ce samedi après-midi. Parmi elles, Julien, qui se relaie avec sa femme pour participer aux actions des gilets jaunes :  "Tant que ça ne cède pas en haut, on s'arrêtera pas. Il y a eu un rendez-vous avec le préfet, on nous a entendu, mais il faut agir maintenant. Sinon, on va être obligé de monter à un niveau supérieur."

Un peu plus loin, Sandra. Cette maman de deux enfants vit avec 800 euros par mois, et sa grande fille l'aide pour boucler les fins de mois : "On veut rester pacifique ici, mais on veut être entendu, reconnu. Il faut bien que ça bouge et si on doit être là à Noël, on sera là à Noël avec le sapin et les cadeaux. On se relaiera tant qu'il n'y pas de changement !"