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Société DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Gilets Jaunes : Toulouse à l'heure du nettoyage après un samedi marqué par les affrontements

dimanche 9 décembre 2018 à 21:52 Par Maxime Fayolle et Théo Caubel, France Bleu Occitanie et France Bleu

Le centre-ville toulousain a été marqué par les affrontements de samedi entre les CRS et les casseurs. Des vitrines explosées, des abri-bus détruits, des barricades enflammées, les stigmates sont encore visibles. Et les habitants se demandent comment la situation a pu dégénérer à ce point.

Plusieurs véhicules ont été incendiés dans les rues de Toulouse, ici un engin de chantier allée Charles de Fitte.
Plusieurs véhicules ont été incendiés dans les rues de Toulouse, ici un engin de chantier allée Charles de Fitte. © Radio France - Théo Caubel

Toulouse, France

Pendant plus de 5 heures samedi après-midi, CRS et manifestants se sont affrontés en plein Toulouse. Les dégâts les plus importants se trouvent dans les quartiers de Saint-Cyprien, Patte d'oie et les Arènes où les commerces, le mobilier urbain et même des voitures ont été vandalisés.  

Dimanche matin, les habitants constataient les dégâts. "Je suis désolée, ça me retourne à l'intérieur. Tous ces magasins saccagés, c'est affreux à voir", se désole Yvette. Elle vit à Patte d'Oie depuis près de 50 ans et elle n'avait jamais vu de tels affrontements. "On en a vu des bagarres, des manifestations mais pas comme ça. C'était la fureur."

Dans ces quartiers les commerçants touchés tentaient dimanche matin de colmater les dégâts. Ils évaluaient l'ampleur du sinistre et ils essayaient de remplacer leurs vitrines brisées par des planches en bois. Et la plupart d'entre eux cherchaient à comprendre comment la situation avait pu dégénérer à ce point.  

Je me sens en insécurité en France, explique une habitante de Patte d'oie

"Il n'y a eu aucune rapidité des forces de l'ordre, lance le gérant d'une supérette en guise d'explication. On les a laissé tout casser. Puis quand la police est arrivée tout le monde est parti. Si la police était arrivée de suite, il n'y aurait pas tous ces dégâts." D'autres profitent de la présence du maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, venu constater les dégâts dimanche matin, pour essayer d'avoir quelques réponses.  

Les habitants sont d'autant plus inquiets que cette manifestation n'était pas la première qui débordait dans le quartier. Avec lycéens, plusieurs affrontements se sont déjà déroulés. "Pour préserver quasi quotidiennement le centre-ville bourgeois, on expédie tout au faubourg, constate Christine une habitante de Saint-Cyprien. Je me suis dit il ne reste plus qu'à restaurer les portes et un droit de péage pour aller en ville."

Les annonces d'Emmanuel Macron très attendues pour faire baisser la violence

Et elle s'inquiète pour l'image de son quartier. "Moi j'ai une amie qui a acheté un appartement dans cette avenue. Elle déménage en décembre. Mais elle ne pourra pas y accéder. Elle a vendu sa maison. Elle va se retrouver où ? Ils ont pris les portes. Ils ont tout casser à l'intérieur des appartements en construction."

Elle attend énormément de l'allocution d'Emmanuel Macron, lundi 10 décembre à 20h. Elle espère comme la plupart des habitants de son quartier qu'il arrivera à calmer la colère d'une partie des Français et ainsi mettre fin à ce cycle de violence.